Blanchiment des dents : des cabinets exerçant dans l’illégalité fermés et poursuivis en justice
L’inspection médicale du ministère de la Santé a mené des visites de contrôle dans plusieurs centres de blanchiment dentaire, révélant l’existence de nombreux espaces non qualifiés et illégaux, selon la directrice de l’inspection, la Dr Imen Souissi.
Saisies et fermetures immédiates
Ces inspections ont conduit à la saisie de produits utilisés pour le blanchiment anarchique des dents, ainsi qu’à la prise de décisions immédiates d’arrêt d’activité pour les établissements concernés.
Lors d’une intervention téléphonique ce jeudi 12 mars 2026 dans l’émission Yaoum Saïd sur les ondes de la Radio Nationale, la Dr Souissi a confirmé que des dossiers ont été transmis à la justice et que des poursuites judiciaires ont été engagées contre les contrevenants. Elle a précisé que les propriétaires de ces centres ne sont pas des médecins et ne possèdent qu’une formation très sommaire dans le domaine.
Des risques graves pour la santé publique
La responsable a indiqué que les substances utilisées dans ces centres non agréés proviennent du marché noir, ce qui représente un danger majeur pour la santé bucco-dentaire. Elle a notamment alerté sur des risques sérieux tels que des inflammations sévères des gencives ou des dommages irréversibles pouvant aller jusqu’à la perte des dents.
Un acte médical strict
La Dr Souissi a insisté sur le fait que le blanchiment des dents est une activité purement médicale. Elle a appelé les citoyens victimes de ces pratiques à déposer plainte auprès du ministère de la Santé ou via la plateforme numérique « e-mouaten ».
Pour rappel, les ministères de la Santé et du Commerce avaient publié hier un communiqué conjoint mettant en garde contre les dérives liées au blanchiment dentaire anarchique.