La Presse — Lorsque Moatez Zemzemi a été cédé à l’équipe professionnelle de Strasbourg (il avait rejoint l’équipe B), on pensait qu’il allait vers une grande carrière, mais en janvier 2020 il revient à son club sous forme de prêt de six mois avant de regagner Strasbourg B. C’est encore une fois un prêt à l’US Avranches, puis une cession à Chamois Niort en août 2021 et retour au Club Africain la saison 2024-2025. Le club où il a fait ses premières armes de 2008 à 2018.
Mais l’année passée, il a été si vilipendé par le public clubiste que le commun des mortels aurait parié qu’il ne terminera pas la saison et qu’il fera tout pour aller ailleurs.
Et voilà qu’avec l’arrivée de Faouzi Benzarti, on le retrouve capitaine de l’équipe et, miracle, plaque tournante du onze clubiste.
Que s’est-il passé ? Absolument rien d’autre qu’un changement de langage.
Incontournable
Faouzi Benzarti a le don de pénétrer dans les pensées de ses joueurs. Il est certes exigeant, mais compréhensif et sait faire la différence entre ceux qui sont prêts à tout donner et ceux qui trichent, aussi bien à l’entraînement qu’en matchs officiels. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle on constate de temps à autre la « disparition » d’un joueur de la scène. Ce vieux briscard a l’œil partout et réagit au quart de tour pour que l’ordre règne sans discussion aucune.
Zemzmi est justement un joueur discipliné, travailleur et qui sait traduire sur le terrain ce que veut le patron de l’équipe. Comme c’est un fidèle du club, ses camarades l’estiment et l’écoutent.
Aujourd’hui, il est incontournable et est bien parti pour une des meilleures saisons de sa vie professionnelle.
Le public avec lequel il s’est réconcilié a sans doute apprécié son application, sa patience et son désir de servir au mieux son club de toujours, mais il doit tout à la confiance de son entraîneur, qui a su tirer le meilleur de ce joueur qui a du talent et aurait sans doute réussi une plus grande carrière s’il n’avait pas cette sacrée « bougeotte ».