Pourquoi le phénomène du vandalisme et des agressions contre les moyens de transport s’aggrave de jour en jour ? Est-ce parce qu’on ne réagit pas suffisamment ou parce qu’il n’y a pas de sanctions dissuasives ?
De telles questions et d’autres se posent à nous avec insistance mais ne trouvent pas de réponse. Malheureusement !
La Presse — Devant des situations pareilles, il n’y a pas à hésiter. Il y a urgence comme chacun s’en doute.
Les pertes sont énormes et ne font que s’accumuler. Ces pertes ne sont pas, uniquement, matérielles. Des voyageurs et des personnels sont exposés aux risques.
En plus, il y a les désagréments causés aux usagers qui n’en peuvent plus. Les responsables de la Transtu (pour ne citer que cette entreprise) ne cessent d’alerter et d’énumérer les nombreux dégâts dus aux agressions et au vandalisme.
L’opinion publique a bien reçu le message. Tout le monde déplore et condamne sans hésiter ces actes répréhensibles.
Dans les différents moyens de transport, des individus, de plus en plus nombreux, se permettent de s’en prendre aux véhicules de la société. Et qui plus est, en toute impunité.
Ils pullulent, notamment, dans les métros. Ne croyez pas que ce ne sont que des délinquants mineurs. Il y a des adultes qui sont là pour les défendre contre les citoyens qui ont le courage de s’opposer à ces saboteurs.
Ceux-ci agissent de jour comme de nuit. En toute liberté. Généralement, ils opèrent en groupe de trois ou plus. Pourtant, on comprend facilement qu’ils n’ont aucun titre de transport.
Ils évoluent donc en bandes et se placent, toujours, aux entrées précisément pour bloquer la fermeture des portes. C’est délibérément qu’ils le font sans trop s’inquiéter. Ils ont réponse à tout dès qu’on s’avise de leur demander de laisser les portes se fermer.
Les passagers n’insistent pas de peur d’être agressés. En effet, il y a des craintes que ces individus soient armés de couteaux ou d’autres objets contondants.
Ce qui n’est pas à écarter.
Les dangers n’existent pas que pour les passagers à bord des métros, des trains ou des bus. Ils viennent, aussi, de l’extérieur.
Les vandales guettent le passage de tout véhicule pour le caillasser. Les auteurs de ces actes, comme on aime toujours à le préciser, sont des enfants ! Autrement dit, ils ne sont pas responsables !
Mais, alors, que doit-on faire pour que la Société puisse poursuivre les responsables ?
Ces actes sont quotidiens et font courir des risques à tous les clients de l’opérateur de transport du Grand Tunis.
Il est utile de savoir que les utilisateurs des moyens de transport public appartiennent à toutes les classes sociales.
Même si on est motorisé, il arrive qu’on ait besoin de les emprunter pour différentes raisons (notamment pour les difficultés de parking dans les endroits stratégiques de la capitale).
La riposte
Devant la gravité des faits, on ne voit d’autres issues qu’une réaction des plus vigoureuses. L’excuse de l’âge des auteurs de ces actes de sabotage, d’agression et de vandalisme ne peut plus être prise en compte.
Sous d’autres cieux, on s’est orienté vers la révision de cette question de l’âge.
Un jeune adolescent d’aujourd’hui n’est pas le même que celui des 20 ou 30 dernières années. Cette catégorie de gens est plus agressive et plus dangereuse que les générations passées.
C’est à tout le moins l’impression que l’on a aujourd’hui. Et, plus particulièrement, avec la multiplication des actes violents et crimes de toutes sortes
Les réglementations doivent changer en conséquence et des mesures répressives doivent suivre. C’est d’une détermination sans faille dont a besoin.
À franchement parler, la manière douce n’a rien donné. Ce qu’on appelle la responsabilisation des parents ou la sensibilisation n’ont eu aucun impact sur le comportement de ces délinquants.
Aussi faut-il emprunter d’autres voies.
En attendant des mesures et des réglementations appropriées, il faut agir en adoptant des méthodes fortes.
Les auteurs des actes de sabotage ou d’agressions ne doivent plus se sentir en sécurité. La peur des passagers doit changer de camp.
Il est temps, nous semble-t-il, que la main de fer se débarrasse du gant de velours.
Pour ce faire, il est du devoir de chacun de se sentir concerné. Quant aux décideurs, ils n’ont d’autre choix que de mettre en œuvre toutes les dispositions pour lutter de la façon la plus sévère qui soit contre le fléau.
En d’autres termes, appliquer avec fermeté l’arsenal juridique en vigueur et procéder à des opérations concrètes tant souhaitées par les citoyens.
D’ailleurs, on ne comprend pas pourquoi on ne publie pas les statistiques sur les affaires traduites devant la justice et touchant aux actes de dépravation et de dégradation des matériels.
Le volet sécuritaire est à prioriser
Beaucoup d’usagers préconisent des opérations coup de poing sur tous les réseaux et les différents modes de transport. Ces opérations seraient menées, selon l’avis de la majorité des utilisateurs, par les agents de police en coordination avec les personnels de la Transtu et d’autres opérateurs. Les citoyens eux-mêmes pourraient y contribuer chacun selon son approche (fournir des vidéos prises sur le vif à la police, alerter immédiatement les autorités compétentes).
Sur le plan pratique, il serait possible de mettre sur pied des équipes mobiles (à cheval ou à moto) qui seront prêtes à réagir chaque fois que c’est nécessaire. Rappelons qu’un tel dispositif existe et qu’il a eu ses effets il n’y a pas si longtemps.
Il suffit de le réactiver et d’intensifier ses interventions. De plus, la plupart des clients de la Transtu ou, encore, de la Sncft ont souhaité une présence continue des agents de l’ordre dans les stations et même à bord des moyens de transport.
Cette présence est d’autant plus importante qu’elle est dissuasive. Quant aux points noirs déjà connus et identifiés, ils méritent un traitement particulier et une surveillance plus serrée.
Ces zones seront quadrillées systématiquement et régulièrement jusqu’à imposer le respect du trafic.
On ne terminera pas sans insister sur la poursuite en justice de tous les individus impliqués dans des agressions. Le jugement doit être exemplaire en plus de dédommagements conséquents.
Les casseurs doivent payer le prix fort. Mineur ou pas mineur, il n’y a pas à tergiverser ! L’intransigeance est de rigueur.