Le CA a privilégié le contrôle, le fait de casser le rythme de l’adversaire en faisant le dos rond avant de le punir sur un détail…Cette victoire face à l’USBG confirme la personnalité du groupe.
La Presse—Après sa troisième victoire consécutive, en terrain hostile du côté de Ben Guerdane, le Club Africain maintient non seulement la pression sur le leader espérantiste, et aussi singulier qu’il n’y paraît, sa production d’ensemble n’a pas convaincu, mais sa force de caractère et sa lucidité ont fait la différence.
A Ben Guerdane donc, le CA a su réguler ses émotions pour s’imposer vers la fin. Une victoire au forceps qui témoigne de la capacité d’un onze à garder le contrôle de ses réactions, tout en maîtrise avec cette aptitude payante à ajuster les états émotionnels par lesquels il est passé.
Il faut dire que l’équipe de Faouzi Benzarti a été plus que lésée par l’arbitre Amir Ayadi via un sifflet qui a privé le CA de deux buts tout faits et injustement annulés. Sauf qu’il fallait composer avec une tout autre variable durant ce match : la grande stabilité mentale clubiste face au stress avec une équipe restée impassible. Ce qui indique une forte résilience, ainsi qu’un effort conscient pour ne pas laisser les émotions influencer négativement le comportement et la performance.
A Ben Guerdane, si l’USBG a joué d’égal à égal avec le CA et a même par moments bousculé son hôte, les piliers du réalisme clubiste ont fini par faire pencher la balance de leur côté.
En clair, même sans briller, le CA pouvait compter sur l’apport de ses latéraux, l’hermétisme de sa charnière défensive, l’activité débordante de ses médians et les appels et contre-appels des Mesmari et Bouguerra pour toujours contrôler et tenir en respect l’adversaire.
Gestion du bloc et pressing ciblé
Il faut dire qu’outre un dispositif et une charpente qui tiennent la route, le CA peut se prévaloir de disposer de plusieurs joueurs aux qualités certaines, tel justement l’attaquant libyen Mesmari qui n’a certes pas évolué à son poste, mais qui a su éroder progressivement l’organisation défensive de l’adversaire par une pression constante, des déplacements intelligents et, surtout, un coup de rein dévastateur.
Au stade 7 Mars de Ben Guerdane, sans son tueur des surfaces, Chaouat, suspendu, le CA s’est finalement imposé grâce à sa gestion du bloc adverse, son pressing ciblé, l’exploitation des espaces entre les lignes et surtout à la faveur du rôle des leaders techniques. Et maintenant cap sur le match de la coupe dans une dizaine de jours face à l’USM.