58e Conférence des ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement Economique (COM2026) : Les technologies au service de la croissance africaine
A Tanger, la Commission économique pour l’Afrique ouvrira un débat continental sur les politiques capables de mobiliser les technologies de pointe au service de la croissance, de la productivité et de l’intégration de l’Afrique dans les chaînes de valeur mondiales.
La Presse — La Commission économique pour l’Afrique des Nations Unies (CEA) et le Royaume du Maroc organisent, du 28 mars au 3 avril 2026 à Tanger (Maroc), la 58e Session de la Commission économique pour l’Afrique et la Conférence des ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement économique. L’édition 2026 de ce rendez-vous continental annuel aura pour thème : « La croissance par l’innovation : exploiter les données et les technologies de pointe au service de la transformation économique de l’Afrique ».
Les travaux de cette nouvelle édition seront focalisés sur plusieurs thématiques, abordant principalement l’impératif pour l’Afrique de tirer parti des technologies de pointe pour accroître sa compétitivité et sa productivité tout en renforçant sa souveraineté numérique et la résilience de ses institutions.
Les débats porteront également sur le positionnement stratégique de l’Afrique dans la gouvernance numérique mondiale, les cadres réglementaires régissant l’intelligence artificielle, le renforcement de la souveraineté numérique, des modalités de renforcer la compétitivité de l’Afrique dans les chaînes de valeur des technologies émergentes.
L’événement comprendra également le lancement de la publication phare de la CEA, le Rapport économique sur l’Afrique 2026 (ERA2026), et des réunions de haut niveau sur des sous-thèmes clés tels que l’inclusion numérique, les options de financement de la santé, le développement des compétences, le financement innovant, la coopération régionale en matière de technologies et de gouvernance des données, les politiques transfrontalières relatives aux données et les infrastructures publiques numériques.
La COM2026 réunira des ministres africains, des représentants du système des Nations Unies, des gouverneurs de banques centrales, des décideurs politiques, des experts, des partenaires au développement, des institutions régionales, des représentants de la société civile…
Une solution stratégique cohérente
La COM 26 se tiendra à un moment où l’Afrique traverse une période de mutations technologiques rapides, conjuguées à l’évolution rapide du paysage mondial de la gouvernance numérique et à l’imminence de l’échéance du Programme de développement durable à l’horizon 2030.
La cinquante-huitième session de la CEA offrira en temps voulu aux États et aux institutions d’Afrique la possibilité de définir une solution stratégique cohérente pour le continent et de renforcer la présence de ce dernier dans les chaînes de valeur mondiales des technologies de pointe.
Lors de sa cinquante-huitième conférence, la CEA examinera le rôle des technologies de pointe dans l’amélioration de la productivité et de la croissance sectorielles, ainsi que les possibilités à saisir, les obstacles à surmonter et les politiques à mettre en œuvre pour transformer les économies africaines au moyen de stratégies de croissance axées sur l’innovation.
La CEA estime que pour pouvoir mettre les technologies de pointe au service de la transformation économique, « il faudrait investir aussi dans les infrastructures de soutien, notamment dans des sources d’énergie fiables, la fibre optique et le développement du capital humain ».
En plus du potentiel de transformation des technologies de pointe, les participants examineront les problèmes liés à la gouvernance des données, rechercher les moyens de juguler les risques de dépendance technologique et définir les moyens par lesquels les États et les institutions d’Afrique pourraient faire valoir leur souveraineté numérique et renforcer le rôle qu’ils jouent dans les cadres de gouvernance mondiale.
Par ailleurs, plusieurs manifestations parallèles de haut niveau seront organisées en marge de la cinquante-huitième session de la Commission. Elles seront consacrées aux problèmes et aux possibilités qui se présentent en matière de développement, relatifs à l’inclusion numérique, la formation professionnelle, aux modes de financement novateurs et à la coopération régionale en matière de technologie et de gouvernance des données.
Ceci, outre des ateliers qui seront tenus pour renforcer le thème de la 58e conférence, et des débats de haut niveau sur les cadres déontologiques relatifs à l’intelligence artificielle, les politiques transfrontalières, les infrastructures publiques numériques et les modes de financement.