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Société

Tataouine en alerte face au risque de criquets pèlerins

  • 13 mars 10:05
  • 3 min de lecture
Tataouine en alerte face au risque de criquets pèlerins

Les autorités agricoles du gouvernorat de Tataouine ont renforcé leur état de vigilance face à une éventuelle arrivée de criquets pèlerins, avec la mobilisation de moyens terrestres et aériens pour intervenir rapidement en cas de besoin.

Le commissaire régional au développement agricole de Tataouine, Monji Chniter, a indiqué que les services chargés du suivi du criquet pèlerin sont actuellement en état d’alerte et assurent une surveillance quotidienne des zones désertiques. Cette vigilance s’accompagne d’un suivi régulier des bulletins d’alerte relatifs à ce ravageur.

Dans une déclaration à l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP), il a précisé que les équipes techniques surveillent de près les déplacements des criquets dans les zones désertiques occidentales et orientales. Cette attention s’explique notamment par la présence actuelle de criquets pèlerins dans certains pays, dont le Maroc et la Mauritanie, ce qui fait craindre une possible entrée en Tunisie à travers la frontière algérienne si les conditions climatiques deviennent favorables.

Selon lui, les précipitations et l’abondance des pâturages pourraient favoriser la reproduction du criquet pèlerin, ce qui nécessite un niveau de vigilance élevé et une préparation constante pour intervenir au moment opportun.

Le responsable a rappelé que la région avait déjà été confrontée, l’année dernière, à une arrivée soudaine de groupes de criquets. Les différents services concernés s’étaient alors rapidement mobilisés, permettant de maîtriser la situation et de limiter la propagation de ce fléau.

Dans ce cadre, les préparatifs sont menés de manière anticipative. Ils comprennent l’organisation de sessions de formation périodiques au profit des agents et des cadres techniques spécialisés, ainsi que des échanges d’expertise avec plusieurs pays, notamment la Mauritanie. Des experts mauritaniens ont d’ailleurs effectué récemment une visite à Tataouine pour s’informer de l’expérience tunisienne en matière de surveillance et de lutte contre le criquet pèlerin, tandis que des agents de la délégation régionale ont participé à des formations dans ce pays.

Sur le terrain, les mesures de préparation incluent la vérification des équipements, la mobilisation des véhicules et des pesticides appropriés, ainsi que la mise en état de l’avion destiné aux opérations de traitement aérien si la situation l’exige. Des missions d’exploration sont également menées régulièrement dans les zones désertiques par les équipes du département de la production agricole.

Monji Chniter a également souligné que la situation fait l’objet d’un suivi quotidien par le ministère de l’Agriculture et les administrations centrales, dans le cadre d’une coordination permanente entre les différentes structures concernées. Cette démarche s’appuie aussi sur la coopération avec les institutions de recherche scientifique spécialisées dans l’étude du criquet pèlerin, ainsi qu’avec les entreprises produisant les pesticides.

Pour rappel, le gouvernorat de Tataouine avait enregistré en mars de l’année dernière l’arrivée de groupes de criquets pèlerins, notamment dans la région de Dhehiba. Les équipes techniques étaient alors intervenues rapidement pour mener des opérations de prospection et de traitement, ce qui avait permis de contenir leur propagation sans provoquer de pertes significatives.

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Auteur

S. R

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