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Engrais et agriculture : la guerre contre l’Iran pourrait profiter à la production tunisienne…

  • 14 mars 11:52
  • 2 min de lecture
Engrais et agriculture : la guerre contre l’Iran pourrait profiter à la production tunisienne…

La guerre menée par les États-Unis et l’entité sioniste contre l’Iran pourrait avoir des répercussions directes sur l’agriculture tunisienne, en particulier sur les prix des engrais, a averti ce samedi 14 mars 2026 le conseiller en affaires agricoles Anis Ben Rayana. En effet, la région du Moyen-Orient, et l’Iran en particulier, représente entre 20 et 30 % de la production mondiale d’engrais, ce qui expose le marché tunisien aux fluctuations internationales.

Selon Ben Rayana, les prix mondiaux des engrais pourraient augmenter de près de 35 %, une situation qui pourrait néanmoins représenter une opportunité pour la Tunisie de relancer sa production locale et d’augmenter ses capacités d’exportation.

Concernant le secteur des céréales, il a indiqué, lors de son passage sur Express Fm, que la Tunisie dispose d’un stock suffisant pour environ quatre mois, en attendant la nouvelle récolte. Celle-ci est attendue plus favorable que la saison précédente, qui avait enregistré une production d’environ 19,8 millions de quintaux. Malgré la guerre, les prix des céréales sont restés relativement stables, offrant un certain répit aux agriculteurs et consommateurs.

Cependant, la hausse des prix de l’énergie pourrait avoir des effets indirects sur le secteur agricole. Ben Rayana explique que cela pourrait se traduire par une augmentation du coût de l’eau en bouteille et des produits utilisant le plastique, ainsi que des tensions sur les prix des huiles végétales, qui dépendent fortement des intrants énergétiques et des matières premières importées.

Le conseiller a souligné que cette conjoncture pourrait être l’occasion pour la Tunisie de renforcer son autonomie agricole, en particulier dans la production d’engrais, afin de réduire la dépendance aux importations et d’ouvrir de nouvelles perspectives à l’exportation.

“Si la guerre risque de provoquer une hausse des prix des engrais, les stocks de céréales et les efforts pour relancer la production locale pourraient atténuer partiellement l’impact sur le marché national, tout en offrant des opportunités de développement pour le secteur agricole tunisien”, a-t-il souligné.

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Auteur

R. I

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