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Ramadan : combien de morceaux de sucre se cachent dans la zlabia et autres douceurs?

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  • 14 mars 13:20
  • 3 min de lecture
Ramadan : combien de morceaux de sucre se cachent dans la zlabia et autres douceurs?

Au cours du mois de Ramadan, après la rupture du jeûne, les familles tunisiennes perpétuent une tradition bien ancrée : celle de savourer des sucreries durant la soirée. Accompagnées d’un verre de thé ou de café turc, ces douceurs emblématiques de la gastronomie locale procurent un moment de réconfort, faisant oublier la sensation de privation ressentie tout au long de  la journée de jeûne.

Toutefois, si ces pâtisseries occupent une place privilégiée sur les tables du Ramadan, leur consommation immédiate après une longue période de jeûne n’est pas sans risques pour l’organisme. Riches en sucres rapides, elles peuvent entraîner une élévation brutale de la glycémie, suivie d’une chute rapide du taux de sucre dans le sang. Ce phénomène peut provoquer fatigue, somnolence, baisse d’énergie et parfois même des fringales quelques heures seulement après leur ingestion.

Intervenant à la radio nationale sur la question de la teneur en sucre de certaines pâtisseries traditionnelles, le Dr Refka Mouehli, ingénieure spécialisée dans l’agroalimentaire, a mis en lumière l’équivalent en morceaux de sucre de plusieurs douceurs prisées pendant le Ramadan. Ainsi, une portion de « zlebia », très appréciée dans les foyers tunisiens, renferme l’équivalent d’environ 17 morceaux de sucre. Les tartes sucrées atteignent, quant à elles, l’équivalent de 12 morceaux de sucre. À l’inverse, certaines pâtisseries traditionnelles se révèlent relativement moins sucrées : un makroudh ou un kaak warka contiennent approximativement trois morceaux de sucre, tandis qu’une pièce de baklawa représente l’équivalent de cinq morceaux de sucre.

Face à ces écarts, la spécialiste recommande de privilégier les douceurs préparées à base de semoule plutôt que celles confectionnées avec de la farine blanche. Selon elle, « la consommation d’aliments à base de semoule contribue à ralentir l’absorption des sucres rapides par l’organisme ». Cela s’explique par la présence d’amidon, un glucide complexe dont la digestion et l’assimilation s’effectuent plus lentement. À l’inverse, les sucres simples présents dans de nombreuses pâtisseries à base de farine raffinée ou dans les boissons sucrées sont absorbés très rapidement, provoquant des pics glycémiques brusques suivis d’une baisse d’énergie.

La diététicienne conseille également d’opter pour des pâtisseries cuites au four et dépourvues de sirop, plutôt que pour des gâteaux frits ou fortement imbibés, dont la teneur en sucre est particulièrement élevée.

La question du choix du sucre utilisé dans la préparation des desserts se pose également. À cet égard, la spécialiste recommande de privilégier le sucre roux non raffiné, qui conserve une partie de ses fibres et de ses minéraux, plutôt que le sucre blanc raffiné, généralement plus transformé et susceptible de contenir certains additifs chimiques.

D’une manière plus générale, les nutritionnistes rappellent qu’après une journée de jeûne, l’organisme a avant tout besoin d’une réhydratation adéquate et d’une alimentation équilibrée afin de reconstituer progressivement ses réserves d’énergie. Il est notamment recommandé de consommer des oeufs, des légumineuses, des céréales complètes, des fruits et des fruits secs et de s’hydrater suffisamment en buvant l’équivalent d’environ deux litres d’eau, répartis entre l’iftar et l’imsak.

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Auteur

Imen Haouari

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