Hand – Équipe nationale : On annonce un entraîneur français
Thierry Anti, un nom connu dans le hand français, tient la corde.
La Presse — La fédération, d’après les informations qui ont filtré, a l’intention de faire venir l’entraîneur français Thierry Anti pour lui confier l’équipe nationale.
Thierry Anti, né le 19 février 1959 à Paris, est un joueur puis entraîneur français de handball. Il a dirigé cinq équipes françaises : l’US Créteil (1987 à 1990 puis 1994 à 2004), l’UMS Pontault-Combault (1990 à 1994), le Paris Handball (2004 à 2008), le HBC Nantes (2008 à 2019) et enfin le Pays d’Aix UC (2020 à 2023).
Que ce soit lui ou un autre, le sept tunisien a besoin d’un entraîneur de qualité. Il n’en demeure pas moins que le handball tunisien a, avant tout, un problème d’effectif. Tel que précédemment dit, il n’y a pas actuellement de joueur qui ressorte de l’ordinaire. Un élément qui transcende ses camarades et les tire vers le haut.
Le fait de récupérer les deux ou trois joueurs, qui étaient blessés, fait bien entendu partie du plan d’ensemble, mais il ne constitue en rien une garantie pour atteindre le profil dont on a besoin.
L’arrivée d’un entraîneur expérimenté pourrait déclencher une prise de conscience collective et relancer la formation tunisienne, mais tout dépendra de l’état d’esprit qui y régnera. Lors de la dernière sortie de notre équipe nationale, nous avons remarqué le niveau global de sa préparation. Un physique encore mal en point, une défense lente et où le sens de l’anticipation, élément important dans tout sport collectif, est pour ainsi dire complètement ignoré, un jeu collectif bien discret, un repli assez poussif et surtout une contre-attaque qui fonctionne par à coups.
Un grand effort
Tout cela ne se résorbe pas sous l’effet d’une baguette magique. Il faut des tournois de valeur qui complètent une compétition nationale de bon niveau.
A ce propos, les matchs de niveau élevé se comptent sur les doigts d’une main. Et encore, l’agitation des joueurs, l’indiscipline du public saucissonnent ces rencontres et agissent sur le rythme.
Cela suppose un grand effort pour redresser la situation. D’où se pose la disponibilité des joueurs dont la majorité écrasante évolue à l’étranger.
La fédération fait des efforts, mais redresser une situation qui s’est figée depuis un bon bout de temps n’est pas facile. De toutes les manières, le ministère des Sports doit entrer en ligne car les moyens financiers à consacrer ne devraient en aucun cas être sous-estimés. Si l’engagement n’est pas total de la part de toutes les parties prenantes, il serait miraculeux de pouvoir inverser la tendance actuelle.
Le sport à haut niveau, et c’est une lapalissade, exige bien des sacrifices.



