La Déclaration de la Tunisie à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre l’islamophobie
Le représentant permanent de la Tunisie auprès des Nations Unies, Nabil Ammar, a déclaré que « la montée de l’islamophobie constitue une menace croissante et directe pour la paix et la stabilité internationales à travers le monde. C’est également une atteinte atroce à tous les musulmans, ainsi qu’à de nombreux non-musulmans ».
Lors de son allocution à l’occasion de l’événement de haut niveau célébrant la Journée internationale de lutte contre l’islamophobie, il a ajouté que les gouvernements en premier lieu, ainsi que les politiciens, les partis politiques, les médias et tous les acteurs de la société civile, ont une responsabilité particulière et forte dans la lutte contre l’islamophobie, estimant que le chemin reste encore très long pour y parvenir.
À ce propos, il a déclaré : « Il ne suffit pas de condamner ; nous devons sensibiliser le public, dans toute sa diversité d’opinions, autant que possible, et prendre des mesures concrètes contre tous ceux qui œuvrent, ouvertement ou secrètement, à alimenter l’islamophobie, dont les dangers se sont considérablement amplifiés avec l’avènement de tous les nouveaux moyens de communication numériques ».
Selon la page officielle de la mission permanente de la Tunisie auprès des Nations Unies sur Facebook, Ammar a souligné que la célébration de la Journée internationale de lutte contre l’islamophobie s’inscrit au cœur de l’action de l’ONU, qui vise à construire et renforcer des relations pacifiques, prospères et durables entre tous les pays et peuples.
Il a insisté sur le fait que les messages et les valeurs transmis par l’islam, ainsi que la rapidité avec laquelle ces messages ont touché des centaines de millions de croyants dans le monde, doivent être pleinement respectés, et ne peuvent en aucun cas être associés à la violence contre quiconque. Il a également considéré que l’islamophobie fait partie d’une agenda politique, inventée, financée, utilisée et encouragée pour servir cet agenda unique, visant à diffuser la pire image possible de l’islam dans le monde. Il a précisé que cet agenda politique, qu’il soit local, national ou international, constitue « une politique très mauvaise et extrêmement dangereuse, dont les conséquences sont lourdes et contre-productives ».
Pour rappel, les États membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) ont adopté en 2022 une résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies fixant le 15 mars comme Journée internationale de lutte contre la haine envers l’islam. La résolution insiste sur le fait que le terrorisme et l’extrémisme violent ne peuvent ni ne doivent être liés à une religion, une nationalité, une civilisation ou un groupe ethnique.
La résolution appelle également à encourager un dialogue mondial pour promouvoir une culture de tolérance et de paix à tous les niveaux, sur la base du respect des droits de l’homme et de la diversité des religions et croyances.
En 2024, l’Assemblée générale a adopté une résolution concernant les mesures de lutte contre la haine envers l’islam. Cette résolution condamne l’incitation à la discrimination, à l’hostilité ou à la violence contre les musulmans, y compris les attaques, les actes de profanation, la stigmatisation, les discours de haine et autres formes d’intolérance.


