L’argent des associations
SE poursuit, sur un rythme quotidien, l’annonce sur les journaux des aides financières reçues par les associations tunisiennes de la part d’autres associations étrangères exerçant dans le même secteur d’activité avec la révélation de la somme d’argent reçue en euros et sa conversion en dinars tunisiens et aussi avec une petite ligne sur l’activité pour la couverture de laquelle l’argent reçu sera dépensé.
Et ce sont là tous les détails que les associations ou organisations concernées acceptent ou se croient tenues par la loi de septembre 2011 de révéler au public, sans toutefois ajouter une autre petite ligne pour dire quand les projets financés seront réalisés et quel est le nombre de femmes et d’hommes ou de régions qui en ont bénéficié ou qui vont en bénéficier.
Encore un détail : les sommes publiées vont de trois mille ou quatre mille euros jusqu’à cinq cent ou six cent mille euros et sont versées principalement en faveur d’associations et d’organisations évoluant à l’intérieur de la République, jusque dans des zones rurales dont beaucoup de Tunisiens ne connaissent ni le nom ni l’emplacement.
Ces données froides, objectives et officielles autorisent à poser la question de savoir si les structures gouvernementales en charge du dossier sont au courant des domaines où l’argent en question est dépensé. Et si elles le savent pourquoi elles n’ont jamais éclairé l’opinion publique sur la question, en dépit de la politique du Président Kaïs Saïed qui fait de la transparence financière le socle fondamental de l’action associative et qui ne rate aussi aucune occasion pour rappeler aux responsables que les Tunisiens ont le droit absolu d’être informés, à temps, sur n’importe quel euro ou quel dollar ayant été versé en Tunisie.
Sauf que malheureusement, les forces d’inertie poursuivent leurs basses besognes et réussissent avec la complicité de certains responsables inconscients à bloquer et plus précisément à condamner toutes les initiatives présidentielles cherchant à ce que le peuple soit édifié clairement, quotidiennement et officiellement sur tout ce qui engage son avenir.
Mais l’espoir est toujours vivace pour redresser la barre et libérer la Tunisie des arcanes de la dépendance de l’étranger.



