La professeure en néphrologie, dialyse et transplantation rénale, Dr Lilia Ben Fatma, a confirmé que 13 000 patients en Tunisie sont actuellement soumis à des séances de dialyse. Elle a qualifié ce chiffre d’alarmant, soulignant la nécessité d’œuvrer pour sa réduction au cours des prochaines années.
Dans une déclaration accordée à Mosaïque FM, Dr Ben Fatma a ajouté que la liste d’attente pour le don d’organes compte actuellement 1 700 personnes. Elle a insisté sur l’importance cruciale de la prévention, rappelant que l’insuffisance rénale est une maladie silencieuse qui ne présente que peu de symptômes au début de l’infection.
Selon la spécialiste, l’augmentation de la prévalence des maladies rénales s’explique notamment par les nouveaux modes de vie, les habitudes alimentaires actuelles ainsi que la large propagation de l’hypertension artérielle et du diabète. Elle a d’ailleurs précisé qu’une étude réalisée par la Société Tunisienne de Néphrologie, de Dialyse et de Transplantation Rénale a prouvé qu’environ 40 % des patients souffrant de diabète et d’hypertension finissent par développer une pathologie rénale.
Dr Lilia Ben Fatma a également appelé à la nécessité d’effectuer les analyses médicales requises après le mois de Ramadan, le jeûne pouvant impacter certaines fonctions rénales, en particulier chez les sujets diabétiques ou hypertendus qui sont les plus vulnérables.
Enfin, elle a recommandé de boire de l’eau en quantités suffisantes, de pratiquer une activité physique régulière comme la marche et d’arrêter de fumer. Elle a également mis en garde contre l’automédication sans avis médical, notamment pour les médicaments liés au rhumatisme, ainsi que contre le recours non contrôlé à l’herboristerie traditionnelle.


