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Ali Larijani : quel rôle dans le dossier nucléaire iranien ?

  • 17 mars 21:30
  • 3 min de lecture
Ali Larijani : quel rôle dans le dossier nucléaire iranien ?

Le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranien, Ali Larijani, a été tué dans des frappes menées par l’aviation sionistes dans la nuit de lundi à mardi, selon une annonce faite mardi par le ministre sioniste de la Défense, Israel Katz. 

Considéré comme l’un des piliers du système politique iranien, Larijani était une figure centrale des sphères sécuritaire et décisionnelle, étroitement liée au Guide suprême. Son parcours, à la croisée des institutions militaires, politiques et médiatiques, en faisait un acteur influent de la stratégie iranienne, notamment dans les dossiers sensibles.

Il occupait depuis août 2025, pour la deuxième fois, le poste de secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale, après un premier mandat entre 2005 et 2007. À ce titre, il avait été le principal négociateur de l’Iran dans le dossier nucléaire, à une période marquée par de fortes tensions avec les puissances occidentales.

Né à Najaf, en Irak, Ali Larijani a entamé sa carrière au sein des Gardiens de la révolution après la révolution islamique de 1979, avant de gravir progressivement les échelons de l’appareil d’État.

Il a ensuite occupé plusieurs fonctions de premier plan, notamment celles de ministre de la Culture et de l’Orientation islamique sous la présidence d’Ali Akbar Hachemi Rafsandjani, puis de directeur de la radiotélévision publique iranienne.

À la tête de cet organisme, il a contribué à structurer l’appareil médiatique du régime, consolidant un discours étroitement aligné sur les orientations des autorités politiques et sécuritaires.

Après sa démission en 2007 de son poste de négociateur nucléaire, sur fond de divergences internes sous la présidence de Mahmoud Ahmadinejad, Larijani a rapidement retrouvé une position de premier plan en accédant à la présidence du Parlement iranien, fonction qu’il a occupée pendant douze ans, de 2008 à 2020.

Plus récemment, son retour à la tête du Conseil suprême de la sécurité nationale a confirmé son maintien au cœur du pouvoir iranien. En janvier 2026, il avait fait l’objet de sanctions américaines, Washington l’accusant d’avoir joué un rôle dans la gestion et la répression de mouvements de contestation.

Selon plusieurs analystes, la disparition de Larijani, , si elle est confirmée, représenterait un revers significatif pour le régime iranien, en raison de son influence dans l’élaboration des politiques sécuritaires et dans la conduite des négociations stratégiques.

 

Auteur

R. I

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