Sécheresse : 12 gouvernorats tunisiens classés zones sinistrées
Les zones situées dans les gouvernorats de la Manouba, Zaghouan, Ben Arous, Ariana, Le Kef, Béja, Jendouba, Nabeul, Kasserine, Bizerte, Siliana et Kairouan sont considérées comme étant des « zones sinistrées » par la calamité de sécheresse ayant affecté les grandes cultures au cours de la campagne agricole 2023-2024.
Cette précision a été apportée par un arrêté conjoint des ministres de l’agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche maritime et des finances, publié au Journal officiel de la République tunisienne (JORT), n°30 en date du 17 mars 2026.
Cet arrêté ministériel porte sur la reconnaissance de la survenance d’une calamité de sécheresse et vient fixer les activités, les zones sinistrées ainsi que la période au cours de laquelle la calamité est survenue.
Ainsi, sera considérée une calamité naturelle concernée par l’intervention du Fonds d’indemnisation des dommages agricoles dus aux calamités naturelles et du Fonds national de garantie, la sécheresse ayant affecté les grandes cultures au cours de la campagne agricole 2023-2024, à compter du mois de mars 2024, précise encore l’arrêté.
Désormais, les agriculteurs souscripteurs au Fonds d’indemnisation des dommages agricoles dus aux calamités naturelles ayant subi des dommages dus à la sécheresse dans les zones fixées par le présent arrêté auront droit de bénéficier d’une indemnisation d’un pourcentage des dommages sur la base d’un rapport d’expertise établi à cet effet, selon la même source.
Et d’ajouter que les agriculteurs ayant bénéficié de crédits de campagne pour les grandes cultures au titre de la campagne agricole 2023-2024 et ayant subi des dommages dus à la sécheresse dans les zones situées dans les gouvernorats identifiés, bénéficieront également d’un rééchelonnement de leurs dettes, à condition de se prévaloir d’un certificat de constat délivré par le commissariat régional au développement agricole concerné prouvant les dommages causés par la sécheresse.
Le Fonds national de garantie prendra en charge les intérêts découlant du rééchelonnement, sous réserve que celui-ci soit effectué, au cas par cas, et qu’il ne couvre pas les agriculteurs situés dans les périmètres irrigués, lit-on encore de même source.



