La récolte des fleurs d’oranger dans le gouvernorat de Nabeul devrait atteindre entre 11 000 et 14 000 tonnes cette saison, selon les estimations du président de l’Union Régionale de l’Agriculture et de la Pêche à Nabeul, Imed Bey.
Dans une déclaration accordée à Diwan FM, il a précisé que la région dispose d’un tissu professionnel structuré, composé de quatre organisations actives en milieu rural, réparties entre les délégations de Korba, Beni Khiar, Dar Chaâbane et Nabeul.
Deux sociétés coopératives viennent également renforcer ce dispositif, contribuant à l’organisation et au développement de la filière.
Malgré ce potentiel, le secteur fait face à plusieurs contraintes majeures. La principale difficulté réside dans la pénurie de main-d’œuvre qualifiée pour la cueillette traditionnelle des fleurs d’oranger, une méthode qui demeure essentielle pour garantir la qualité du produit. Cette situation impacte directement le rendement et la qualité de la production.
Sur le plan économique, Imed Bey a souligné que le prix actuel de la “wazna”, équivalant à 4 kilogrammes de fleurs, se situe autour de 20 dinars. Un niveau jugé insuffisant pour couvrir les coûts de production, notamment en raison de la hausse des salaires de la main-d’œuvre.
Face à cette situation, il appelle à une révision des prix, estimant qu’un tarif d’au moins 30 dinars par “wazna” serait nécessaire pour assurer une rentabilité minimale aux agriculteurs et préserver la pérennité de la filière.



