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Culture

Nabiha Karaouli clôture le 24e festival de la Médina : En parfaite osmose avec le public

  • 18 mars 19:00
  • 3 min de lecture
Nabiha Karaouli clôture le 24e festival de la Médina : En parfaite osmose avec le public

Au cours de ce concert, Nabiha Karaouli a emmené le public dans un voyage musical à travers un répertoire de chansons qui ont traversé les époques sans perdre de leur charme.

La Presse — Clap de fin de la 42e édition du Festival de la médina, dimanche 15 mars au Théâtre municipal où un public nombreux est venu assister à la prestation de la vedette Nabiha Karaouli, qui s’est fait connaître grâce à ce festival. La tourterelle est revenue au bercail après un long parcours qui avait démarré avec le concert « El Kantara » (La passerelle).

Au cours de ce concert, Nabiha Karaouli a emmené le public dans un voyage musical à travers un répertoire de chansons qui ont traversé les époques sans perdre de leur charme. Toujours aussi charismatique, la chanteuse séduit encore ses fans avec ses tubes et leur transmet une forte charge d’émotions.

Du « Tarab » à la mélodie légère, en passant par le classique, elle dispose d’une maîtrise parfaite de tous ces styles. Durant environ deux heures, Nabiha Karaouli a offert quelques-unes de ses reprises à un auditoire conquis qui connaît par cœur son répertoire qu’il reprenait avec elle formant ainsi une chorale improvisée. En parfaite osmose avec les spectateurs qui la gratifiaient avec des youyous et des cris de joie, elle a fredonné ses plus beaux titres : « Nawara El Achqa », « El Kantara », ses expériences dans des spectacles, tels que « Ya Msaharni » ou encore « Sayidet El Ghina Tounsi » partageant ainsi un univers intense qu’elle a construit refrain par refrain.

Avec un timbre de voix particulier caractéristique de l’arrière-pays et dans un dialecte tunisien poétique, elle privilégie l’humain et les valeurs centrales de la culture tunisienne avec tout ce qui la distingue de plus beau. Sous la baguette du maestro Khaled Ben Aissa, Nabiha Karaouli a chanté « Metchaouqa », « Ken Galbi Mtawaaâni », « Idha Habouk Erteh », « Mahleha », «Yamma»,«Wech»,«Chiftek Mara », « Hiz Ayounek », « Mabrouka », autant de titres qui ont fait son succès et l’ont rendue populaire.

Toujours adulée par le public, la chanteuse a offert généreusement un concert mêlant reprises emblématiques et quelques nouveautés qui ont fait chanter et danser à l’unisson la salle, à l’instar de son nouveau titre « Echkhass », paroles et composition de Ridha Said et arrangements signés Mohsen Matri. « Hay Talet El Bahiya », paroles de Yasmine Hamzaoui et composition de Amine Kolsi.

Visitant d’autres styles, dont celui de Saliha, elle a revisité avec sensibilité « Bakhnoug ». Toujours en quête de musique innovante, cette belle voix gafsienne sait se réinventer et se renouveler en proposant des mélodies originales et vibrantes. Le public s’est laissé bercer par des tubes qui n’ont cessé de résonner durant des décennies.

Une soirée animée par une musique entraînante qui a fait vibrer les spectateurs dont nombreux se sont déhanchés tout en chantant, preuve que les rythmes proposés continuent à séduire. Des bravos fusaient de partout dans le Théâtre pour complimenter la prestation réussie de l’artiste qui a encore de beaux jours devant elle. Elle a été récompensée par un bouquet de fleurs remis par Hedi Mouhli, directeur de la 42e édition du Festival de la Médina.

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Auteur

Neila GHARBI

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