À l’approche de l’Aïd el-Fitr et de ses traditionnelles tables garnies de pâtisseries, l’Université de Tunis El Manar a lancé, lundi, un appel à la vigilance face aux risques de l’obésité.
À l’occasion de la Journée mondiale de prévention de l’obésité, une journée de sensibilisation a été organisée pour alerter sur les dangers d’une surcharge pondérale, véritable « porte d’entrée » vers les maladies chroniques, et pour promouvoir un rééquilibrage alimentaire après le mois de jeûne.
Organisée en collaboration avec le Comité Environnement et Cadre de Travail de la Faculté de médecine de Tunis (FMT), l’Institut national Zouhair Kallel de nutrition et de technologie alimentaire et l’Association tunisienne de physiologie clinique (ATPC), cette manifestation a permis à une équipe médicale de détailler les répercussions sanitaires de l’obésité.
Les experts ont mis en garde contre son impact direct sur la santé cardiovasculaire et son rôle dans l’augmentation du risque de développer certains cancers.
Au-delà de ces pathologies lourdes, les spécialistes ont également alerté sur le lien entre le déséquilibre alimentaire et la faiblesse immunitaire. Ils ont notamment souligné qu’une consommation excessive de sucreries, courante durant les fêtes, peut affecter négativement les cellules défensives de l’organisme, le rendant plus vulnérable aux infections.
Pour concilier tradition et santé, la journée a été ponctuée de conseils pratiques destinés à mieux gérer les repas de l’Aïd. Les intervenants ont recommandé de respecter une séquence alimentaire appropriée et de faire preuve de modération dans la consommation de sucres et de graisses afin d’éviter les « chocs alimentaires » après la période de privation relative du Ramadan.



