Photo : © Mokhtar HMIMA
Actuellement, au Club Africain, la performance chiffrée est la mesure ultime du succès.
La Presse — Le CA avance désormais avec des certitudes et une confiance renouvelée sur ce cycle court qui devrait le mener dimanche prochain vers Monastir pour y croiser les Bleus en Coupe de Tunisie, avant de renouer avec le championnat, en recevant l’AS Gabès, puis retrouver à nouveau l’USM au Mustapha Ben Jannet pour la 25e ronde de L1. Aujourd’hui, le groupe de Faouzi Benzarti est focus sur le déplacement du Ribat dans le cadre des seizièmes de finale de Coupe de Tunisie, une compétition où le CA fait figure de spécialiste avec 13 trophées dans la besace et dont le dernier en date a été glané huit ans auparavant. En cette période précise, après une coupure de trois jours, un court répit qui a suivi la débauche d’énergie laissée à Ben Guerdane, le groupe est de nouveau mobilisé au Parc A.
Et malgré le stress qui monte, les fans récemment présents au complexe sportif Mounir Kebaïli étaient plus qu’enthousiastes et confiants quant aux chances de leurs préférés. Il faut dire que les supporters ont des raisons d’espérer, à la vue d’un CA qui a radicalement évolué depuis le début de saison avec l’émergence d’un groupe de joueurs réalistes.
Concrètement, l’on observe un changement marqué par une rupture avec l’état initial, un basculement vers une formation qui privilégie dorénavant un projet collectif, intense et discipliné sous la direction de l’entraîneur Faouzi Benzarti. Inéluctablement, que le CA récolte cette saison ou pas, ce changement de paradigme ne peut que verser vers un changement de dimension et un regain d’ambition. Cela dit, qu’il soit au bord du gouffre, qu’il culmine ou qu’il repousse les limites, le CA n’est satisfait que quand ses fans sont comblés. Et ces derniers, sevrés de titres de champion depuis 2015 et de trophée de Coupe depuis 2018, ne jurent que par les distinctions et les décorations pour acter le retour des leurs sur la scène.
Précision
Premiers signes annonciateurs d’une nette amélioration dans l’organisation, le jeu et le tempérament, le CA actuel gagne même quand il ne se montre pas à son meilleur niveau, et cartonne quand il déborde d’énergie et d’intensité, comme remarqué sur ces quatre dernières sorties.
Face à l’USBG, à titre de référence, abstraction faite du penalty de la délivrance, le CA a tout simplement concrétisé les rares opportunités qui se sont présentées en signant deux buts réguliers, et annulés par l’arbitre Amir Ayadi.
Prémices de redressement, cette efficacité chirurgicale ne peut que décrire une équipe qui privilégie la précision et le réalisme à la domination inopérante. Aujourd’hui donc, tel que probablement voulu par Faouzi Benzarti, le CA affiche une identité claire où l’efficacité prime sur le style.
Même si les talents ne manquent pas avec les Sadok Mahmoud, Fahd Mesmari, Ait Malek, Firas Chawat, Aymen Harzi, Hamza Khadhraoui et Oussema Bouguerra pour ne citer que ceux-là, l’équipe fonctionne actuellement comme une machine où l’identité collective supplante les individualités.


