gradient blue
gradient blue
Sport

ST – Ancrage local et ambition globale : Le Stade, les pieds sur terre

Avatar photo
  • 19 mars 19:15
  • 4 min de lecture
ST – Ancrage local et ambition globale : Le Stade, les pieds sur terre

Dans un football tunisien financièrement fragile, depuis quelques années, le Stade Tunisien semble miser sur une tout autre voie.

La Presse — À l’opposé des modèles « inflationnistes » ou centralisés suivis par la majorité des cadors de L1, le Stade a testé depuis quelques années une méthode assez singulière, ambitieuse surtout et radicalement contemporaine, une expérience axée sur la formation et la détection de joueurs à fort potentiel qui ont porté leurs fruits avec l’avènement des Khalil Ayari, Wael Ouerghemi, Hamza Khadhraoui, Sadok Kadida, Rafaeddine Riahi, Iyadh Riahi, Adem Arous, Sajed Ferchichi et autre Mounir Jelassi, des élements dont l’âge oscille entre 19 et 22 ans, à l’exception de Hamza Khadhraoui. Et alors que la plupart des clubs de Ligue 1 s’engagent à ce jour dans des politiques de dépenses peu maîtrisées, le Stade a choisi la rigueur. Relégué à deux reprises au cours de son histoire récente, en 2016, puis en 2021 avant de retrouver l’élite la saison suivante, le Stade Tunisien a, par la suite, amorcé un tout autre virage, opérant un changement notable dans sa manière de penser l’avenir. Et aux Bardolais de sortir de leur zone de confort en affichant une stratégie d’austérité assumée, refusant de céder à la panique d’un marché pas rentable. Sur ce, pour sécuriser la pérennité du Stade, tout en préservant l’ambition d’une institution historique, constituée il y a 78 ans, il fallait non seulement focaliser sur la formation, mais aussi dénicher de bonnes pioches sur le marché, tout en maintenant un équilibre financier sain. En clair, pour redevenir un club solide, invariablement enraciné, qui joue constamment en L1, tout en boostant son ambition au fil des challenges, le stade a dû composer avec l’ensemble de ses prévisions, y compris de trésorerie. Ces dernières années donc, la gestion habile du mercato stadiste a permis d’afficher un bilan globalement positif, marqué par des réussites majeures et une nette progression de l’effectif. Pele-mêle, l’on peut citer les Mugisha Bonheur, Klousseh Agbozo, Ousmane Ouattara, Ghazi Ayadi, Elyes Jelassi, Hamza Ben Abda, Youssouf Oumarou, Haithem Jouini et Bilel Mejri, des joueurs plutôt « bon marché » sans pour autant être sous-cotés, avant de lancer leur recrutement, mais qui ont par la suite performé. A titre d’exemple, le transfert du Ben Abda-Khadhraoui vers le Club Africain a permis de renflouer les caisses d’un montant de 1,3 million de dinars.

Un club à dimension humaine

Même si cette saison, en amont, le Stade n’a ni flambé ni vraiment déniché des pépites sur les deux dernières fenêtres du mercato, le club parvient toujours à allier résultats sportifs et développement de jeunes talents, le tout en intégrant des joueurs d’expérience, tels que le gardien Noureddine Farhati, la pointe Amadou Ndiaye, l’arrière gauche Aziz Saihi, l’axial Skander Sghaier, aux côtés des continentaux, le piston burkinabé Salifou Tapsoba, le milieu offensif sénégalais Boubaker Camara et le jeune avant-centre nigérian Godswill Emmanuel. Une politique cohérente, des résultats à la hauteur de ses standards avec un Stade toujours situé dans le premier chapeau de la hiérarchie, que de signes tangibles d’un club qui avance sans artifices, tout en revendiquant surtout une nouvelle manière de penser l’ancrage : contrairement à d’autres modèles tentaculaires, le ST se distingue par sa dimension humaine.

Lire aussi:  USBG : Les voyants au rouge
Avatar photo
Auteur

Khaled KHOUINI

You cannot copy content of this page