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Sport

Championnats du monde d’athlétisme en salle Kujawy Pomorze 26 : L’équipe de Tunisie absente !

  • 20 mars 18:15
  • 5 min de lecture
Championnats du monde d’athlétisme en salle Kujawy Pomorze 26 : L’équipe de Tunisie absente !

La Presse — 674 athlètes représentant 118 fédérations membres  s’affronteront lors de cette compétition mondiale à partir d’aujourd’hui et jusqu’à dimanche.

La compétition réunira 345 hommes et 329 femmes, dont de nombreuses stars de ce sport.

C’est ainsi que douze médaillés d’or de Nanjing, l’année dernière, défendront leurs titres : Jeremiah Azu (60 m hommes), Woo Sanghyeok (saut en hauteur hommes), Mondo Duplantis (saut à la perche hommes), Mattia Furlani (saut en longueur hommes), Andy Diaz Hernandez (triple saut hommes), Tom Walsh (lancer du poids hommes), Freweyni Hailu (3.000 m femmes), Devynne Charlton (60 m haies femmes), Nicola Olyslagers (saut en hauteur femmes) Marie-Julie Bonnin (saut à la perche femmes), Leyanis Perez Hernandez (triple saut femmes) et Sarah Mitton (lancer du poids femmes) seront là. Les prétendants auront fort à faire et les performances seront des plus appréciables.

Il y aura aussi 11 médaillés d’or des Championnats du monde d’athlétisme de Tokyo 2025 qui participeront à cette compétition. Figureront également neuf médaillés d’or individuels des Jeux olympiques de Paris 2024, dont Duplantis et ses compatriotes détentrices de records du monde, Yaroslava Mahuchikh et Keely Hodgkinson.

Deux surprises quand même : l’absence de la Tunisie. En effet, en dépit d’une saison hivernale bien remplie, les athlètes tunisiens n’ont pas accompli les minimas pour être présents !

Ahmed Jaziri était certes pressenti, mais lui aussi n’a pu réaliser les minimas qualificatifs. Cela pose un énorme problème et donne une idée de la situation générale dans laquelle nous nous trouvons. Le nouveau bureau fédéral de la FTA se retrouve, au lendemain de sa prise de fonction, dans une situation peu enviable. Tout ce que nous avons vu comme artifices avec des athlètes qui bénéficient de bien des facilités n’ont pas suffi pour constituer une équipe représentative pour défendre les couleurs tunisiennes.

Cela pose une question de principe : qui est responsable ?

Si quelques-uns de nos athlètes ont eu le privilège de monter sur des marches de podiums ou se sont classés dans des finales mondiales et olympiques, pourquoi y a-t-il cette défaillance ? Ce Mondial en salle valable pour d’authentiques champions qui viennent du monde entier est-il insignifiant pour nos meilleurs athlètes ?

Deuxième surprise, le Maroc sera aussi absent de ces Championnats du monde d’athlétisme en salle pour la première fois de son histoire. Le Maroc, c’est l’une des équipes nationales les plus fortes et les plus prestigieuses de l’athlétisme mondial : l’équipe marocaine a participé aux vingt éditions consécutives, des premiers championnats organisés à Paris en 1985 à la dernière édition accueillie à Nanjing en Chine en 2025.

Absence de directeur technique

La question de l’absence tunisienne aurait pu trouver une réponse s’il y avait un directeur technique. Depuis un bon bout de temps, une liste de candidats à ce poste a été envoyée au ministère de la Jeunesse et des Sports pour faire le choix. On attend encore la réponse.

Cette liste, nous n’avons pu en connaître le contenu. Mais nous avons pu apprendre que deux au moins de ces candidats méritent ce poste et seront capables de relancer cette discipline sportive qui donne l’impression de se limiter à ce qui existe, sans penser au lendemain.

L’actuel bureau a besoin de  soutien et le minimum serait de lui fournir les moyens d’engager cette relance.

Il y a des jeunes dont les résultats nous parviennent  de manière régulière. Ils font partie  d’un certain nombre d’Universités américaines et ils commencent à percer. Il faut les intéresser et les pousser surtout qu’ils sont entre de bonnes mains.

C’est une affaire technique et seul un directeur technique compétent peut faire le travail et opérer des choix dont ce sport a besoin.

Rayan Charni a rejoint l’armée

Rayan Charni, ce jeune champion du monde de marche, membre du Club de Ciment d’Umm El-Kalil, a  eu  des difficultés financières et matérielles.

« C’est déjà assez dur de n’avoir personne pour vous soutenir, personne pour vous défendre, personne pour parler en votre nom », a-t-il estimé en prenant la décision de rejoindre l’armée.

L’avenir  sportif et les études sont deux voies  qui ne se croisent jamais, en l’absence d’un milieu ambiant convenable, pour que tout marche de pair.

Il a fini par faire son choix. Le sport au sein de l’armée nationale c’est du sérieux. Et nous ne parlons pas des réalisations de Mohamed Gammoudi, mais de bien d’autres sportifs dans bien des disciplines, qui ont choisi cette voie et ont fait une carrière exceptionnelle.

Avec un encadrement assuré, il faudrait maintenant trouver un spécialiste pour le faire progresser. Faisons confiance à ses nouveaux mentors.

Auteur

Kamel GHATTAS

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