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Eya Bellegha à La Presse : « Je mets une part de moi dans chaque personnage »

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  • 22 mars 18:45
  • 4 min de lecture
Eya Bellegha à La Presse : « Je mets une part de moi dans chaque personnage »

Son interprétation de Yemna dans le feuilleton « Khottifa » est largement saluée tant par les critiques que par le public, marquant une ascension spectaculaire. Elle figurait pourtant dans le beau casting des deux feuilletons de Lassaâd Weslati « Maestro » et « Harga » et puis un premier rôle au cinéma dans le « Where the wind comes from » de Amel Guellaty. Un regard et une intelligence qui augurent et annoncent un beau parcours à venir.

La Presse — Lors de la cérémonie de remise des prix de la Radio nationale dédiée aux fictions de Ramadan, Eya Bellegha a été élue meilleure actrice dans un rôle secondaire.

Son interprétation de Yemna dans le feuilleton « Khottifa » est largement saluée tant par les critiques que par le public, marquant une première découverte pour de nombreux spectateurs. Nous l’avons rencontrée après la cérémonie et nous lui avons posé quelques questions.

Vous êtes aussi championne de kick boxing. Comment a été la transition vers le monde artistique ?

Ce n’est pas une véritable transition. Ces deux passions ont évolué côte à côte sans que l’une ne prenne le dessus sur l’autrre. Elles m’ont toujours inspirée et poussée en avant.

Il est vrai que le sport et l’entraînement ont été visibles en premier aux yeux du public, avant de voir émerger ma carrière d’actrice.

Or, en réalité, les deux carrières étaient présentes dès le départ et faisaient déjà partie de moi.

Est-ce que l’on peut dire que ces deux casquettes vous définissent encore aujourd’hui à parts égales ?

En fait, il y a plus de deux casquettes, même si, pour l’instant, seules ces deux-là sont exposées au public.

Le personnage de Yemna est complexe et on ressent un vrai travail de profondeur, notamment dans les réactions, les expressions faciales… Est-ce que tous les détails figurent dans le scénario ou avez-vous eu une marge de liberté dans votre jeu ?

Je m’appuie évidemment sur le scénario puisqu’il comporte les bases nécessaires qui servent comme point de départ pour construire le personnage, le situer dans son espace et imaginer son univers.

A partir de ses répliques et de ses réactions dans le texte, j’ai apporté ma propre touche en développant sa gestuelle et ses expressions. Je me suis permis d’ajouter des nuances, que ce soit dans ses réponses, ses attitudes et son langage corporel. C’est ainsi que le personnage sur papier a pris vie.

Vous avez actuellement un film à l’affiche, « Where the wind comes from ». Le film est dans les salles depuis plusieurs semaines et vous y jouez un personnage différent, celui d’Elissa…

Je suis très ravie d’avoir participé à ce film et de l’accueil qu’il a reçu. Il a eu de nombreux prix et c’est un grand bonheur pour moi. Ce long-métrage marque une grande étape dans ma carrière cinématographique. D’ailleurs, il continuera à être projeté dans les salles même après Ramadan.

Elissa se démarque par une grande spontanéité et une vraie fraîcheur de jeunesse. Existe-t-il, selon vous, des traits communs avec le personnage qui font que vous vous retrouvez un peu en elle ?

Oui, je mets une part de moi dans tous les personnages que je joue et je reçois en retour ce qu’ils m’apportent. C’est ma manière de m’approprier chaque rôle et d’y apporter ma touche. Il s’agit donc d’un rapport d’échange bilatéral horizontal, toujours sur un même plan et jamais vertical.

Quels sont vos prochains projets ?

Il y a un long métrage en préparation avec Youssef Chaïbi. Nous commencerons bientôt le tournage.

C’est également une étape importante pour moi et une expérience différente dont je suis très heureuse.

Peut-on alors dire que 2026 est l’année de Eya Bellegha ?

J’espère que oui. C’est vrai que 2026 commence très bien pour moi !

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Auteur

Amal BOU OUNI

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