L’Instance Nationale de la Sécurité Sanitaire des Produits Alimentaires a dévoilé ce dimanche un bilan alarmant de ses activités de contrôle durant le mois de Ramadan 1447. Entre saisies massives et fermetures d’établissements, l’organisme a intensifié sa lutte pour protéger la santé des consommateurs.
Dans une offensive sans précédent contre la fraude et la négligence sanitaire, l’Instance Nationale de la Sécurité Sanitaire a annoncé la saisie et la destruction de plus de 402 tonnes de denrées alimentaires jugées impropres à la consommation. Ce bilan, qui s’inscrit dans le cadre du programme de contrôle spécifique pour le mois de Ramadan 2026, est assorti d’une proposition de fermeture visant 64 commerces ne répondant plus aux normes d’hygiène élémentaires.
Pour parvenir à ces résultats, un dispositif d’envergure a été déployé sur l’ensemble du territoire. Pas moins de 105 brigades mobiles ont sillonné quotidiennement le pays, totalisant plus de 13 000 opérations de contrôle. Ces inspections ont visé environ 10 500 établissements actifs dans le secteur alimentaire, appuyées par 144 analyses de laboratoire destinées à lever le doute sur la dangerosité de certains produits suspects.
L’autorité de régulation ne s’est pas contentée de saisies matérielles. Le volet judiciaire et administratif a été tout aussi rigoureux avec la rédaction de 350 procès-verbaux de recherche et l’envoi de 744 avertissements écrits. Les demandes de fermeture, réparties sur 21 régions, touchent principalement des secteurs sensibles tels que les boulangeries, les commerces de volailles, les boucheries et les pâtisseries, particulièrement sollicités durant cette période de forte consommation.
Le détail des marchandises confisquées révèle que les fruits et légumes transformés constituent plus de la moitié des saisies totales, suivis de près par les fruits secs et les produits frais. Le lait, les produits de la mer, les épices et les viandes complètent ce triste inventaire.
Quant aux raisons ayant conduit à de telles mesures, le rapport de l’Instance pointe du doigt des manquements graves. La péremption des produits arrive en tête des infractions, suivie de près par la décomposition des denrées manifestée par des moisissures ou des odeurs suspectes. Plus inquiétant encore, près d’un quart des saisies sont dues à la présence d’insectes ou de traces de rongeurs dans les zones de stockage. L’absence d’étiquetage légal et le mépris des chaînes de froid et de transport ont fini de sceller le sort de ces tonnes de marchandises destinées aux assiettes des citoyens.


