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Editorial

La biodiversité, une condition sine qua non …

  • 22 mars 17:00
  • 3 min de lecture
La biodiversité,  une condition sine qua non …

La Tunisie nouvelle fait de la biodiversité un élément essentiel de sa stratégie destinée à faire accélérer l’action nationale en faveur de la nature et de l’écosystème d’ici l’an 2030, comme vient de le souligner le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).

En effet, ce rapport met en exergue des résultats positifs et encourageants d’un véritable processus consultatif et inclusif marqué par une conjugaison des efforts concertés entre les différents départements ministériels concernés, les institutions publiques, la société civile, les structures académiques et scientifiques ainsi que les mécanismes techniques et financiers.

Il faut dire que tout a été mis en œuvre en vue de consolider les écosystèmes et renforcer la gouvernance environnementale, tout en intégrant progressivement, bien entendu, la biodiversité dans les divers plans nationaux de façon à en faire non seulement une priorité en la matière, mais aussi et surtout un puissant levier de développement durable, global et résilient.

La Tunisie est déterminée, par ailleurs, à faire émerger une réelle synergie entre les diverses conventions internationales portant sur la préservation de la biodiversité, la lutte contre la dégradation des terres et la lutte contre les effets néfastes des changements climatiques.

D’autres objectifs sont visés, dont notamment l’engagement d’un dialogue à l’échelle nationale et régionale portant sur des priorités dont l’aboutissement à un développement durable et à un environnement favorable dans le but d’atteindre un meilleur positionnement de la Tunisie dans ces domaines par le biais d’une coopération triangulaire.

Il convient de souligner que notre pays dispose d’une biodiversité, à la fois méditerranéenne et saharienne très riche, portant sur pas moins de sept mille cinq cents espèces entre faune et flore à travers sept écosystèmes majeurs.

Toutefois, des efforts sont exigés afin de lutter contre les menaces potentielles dues, entre autres, aux températures élevées, l’urbanisation accrue, la pollution, la surexploitation des ressources et autres pratiques agricoles intensives, ce qui explique la mise en place de mesures de protection à l’instar de la généralisation des parcs nationaux, la fixation des dunes littorales, le suivi des écosystèmes, via le projet dit “Biodev 2030”, sans oublier l’impératif de lutter contre l’envahissement urbain.

En définitive, et au vu des efforts déployés, la Tunisie est plus déterminée à intégrer la biodiversité dans ses approches politiques et socioéconomiques avec pour objectifs une vraie révision de la stratégie nationale destinée à préserver ses ressources.

Auteur

Noureddine HLAOUI

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