Le gouvernement du Québec a annoncé une mesure temporaire exceptionnelle permettant aux travailleurs étrangers de prolonger leur permis de travail lié à un employeur jusqu’à 12 mois supplémentaires, afin de poursuivre leur activité professionnelle tout en finalisant leur démarche vers la résidence permanente. Cette mesure concerne tous les travailleurs étrangers, sans distinction de nationalité, y compris les Tunisiens, les Algériens, les Français et d’autres ressortissants étrangers présents au Québec.
L’objectif principal de cette initiative est de retenir les travailleurs qualifiés déjà établis dans la province, en particulier ceux dont la demande de Certificat de sélection du Québec (CSQ) est en cours, et d’éviter qu’ils quittent le Québec avant la décision finale sur leur statut d’immigration.
Critères d’admissibilité
Pour bénéficier de cette mesure, les travailleurs doivent : posséder un permis de travail lié à un employeur au Québec au moment de la demande, avoir entamé une démarche vers la résidence permanente via le Programme de sélection des travailleurs qualifiés du Québec (PSTQ) et avoir reçu une invitation à présenter une demande de Certificat de sélection du Québec (CSQ), et être en situation régulière au Québec et respecter les conditions de leur permis de travail actuel.
Cette mesure temporaire, qui s’inscrit dans la politique globale d’immigration du Québec, permettra une continuité de l’emploi et une sécurité pour les travailleurs étrangers et les employeurs. Elle est valable pour les demandes déposées jusqu’au 31 décembre 2026.
Pour rappel, le Québec a récemment ajusté sa politique d’immigration afin de limiter l’augmentation du nombre de nouveaux résidents permanents, tout en maintenant la capacité de la province à attirer et retenir les travailleurs qualifiés.
Ces modifications incluent une réduction de certains programmes d’accès à la résidence permanente et des mesures temporaires pour soutenir les travailleurs déjà présents.
Cette décision fait suite à des préoccupations sur le risque de départ de travailleurs qualifiés, qui pourraient ralentir l’économie et affecter des secteurs clés dépendants de la main-d’œuvre étrangère.
La province prévoit également des ajustements pour les employeurs en milieu rural, leur permettant de conserver et légèrement augmenter leur quota de travailleurs temporaires à faible salaire.



