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Tourisme tunisien : Des arguments de résilience solides

  • 23 mars 17:30
  • 4 min de lecture
Tourisme tunisien : Des arguments de résilience solides

La situation sécuritaire au Moyen-Orient risque d’affecter, directement ou indirectement, nos principaux secteurs économiques, le tourisme notamment. Reste que pour les analystes, notre pays est assez outillé pour non seulement contourner cette conjoncture défavorable mais pour conforter même ses parts de marché.

Toutefois, un tel défi repose sur notre aptitude à présenter une offre de qualité, innovante et authentique. Cela dépend également de la capacité de nos différentes missions diplomatiques et consulaires à accompagner et à valoriser l’offre tunisienne.

En effet, nos représentants à l’étranger doivent constituer, comme le réaffirme, à chaque fois, le Président de la République, un levier puissant de promotion et d’internationalisation.

La Presse — Le tourisme tunisien est-il capable de récidiver et réussir les performances de l’année dernière ? On parle, en effet, de plus de 11 millions de visiteurs et d’environ 8 milliards de dinars de recettes en 2025.

En temps normal, la réponse aurait été, systématiquement, positive, surtout que notre secteur stratégique a réussi, depuis une longue période, à se maintenir sur la bonne trajectoire, consolidant, d’une année à l’autre, ses différents indicateurs.

D’ailleurs, les différents chiffres des premiers mois de l’année en cours semblent conforter cette tendance, avec des signaux qui laissent entrevoir de nouveaux records. Aussi bien en termes de volume que de valeur.

Malheureusement, la conjoncture géopolitique internationale pourrait en décider autrement. En effet, la guerre américano-sioniste contre l’Iran et la dégradation dangereuse de la situation sécuritaire au Moyen-Orient ont vite freiné cet élan touristique optimiste et remis, ainsi, en cause toutes les projections préétablies.

Un revirement tout à fait logique, surtout avec le gel des activités de plusieurs géants du transport aérien, la fermeture d’espaces internationaux stratégiques ou encore des perturbations profondes ressenties au niveau des principales liaisons.

Autant de facteurs, donc, qui sont en mesure d’affecter, directement ou indirectement, notre activité touristique.

Dynamique diplomatique

Heureusement, nous n’en sommes pas encore là. Car à quelque chose malheur est bon, la situation désolante au Moyen-Orient pourrait constituer, paradoxalement, comme le prédisent certains analystes, une opportunité pour détourner les touristes vers la Tunisie, jugée, par les différentes instances internationales, parmi les destinations les plus sûres et fuir ainsi les zones proches du conflit.

Les analystes confirment, dans le même sens, que la Tunisie, tout comme d’autres pays, est en mesure de reconquérir de nouvelles  parts considérables du marché touristique international.

N’oublions pas que selon les statistiques disponibles, le Moyen-Orient a drainé, au terme de l’année 2025, plus de 100 millions de touristes, soit 7%  du volume mondial (voir La Presse du 15 mars).

Reste qu’une telle opportunité n’est pas aussi facile à réussir que le pensent certains. La clientèle moyen-orientale est, souvent, qualifiée de trop exigeante et difficile à satisfaire.
Ce qui fait que nos décideurs doivent, faute de temps, accélérer les démarches et les actions pour pouvoir présenter une offre alléchante, innovante et authentique.

Des atouts indispensables pour espérer concurrencer certains pays qui ont pris, quelque peu, de l’avance au niveau de la qualité.

A ce stade, le rôle de nos missions diplomatiques consulaires tout comme celui de nos différentes  antennes de représentation à l’étranger serait déterminant.

Notre diplomatie économique, d’une manière générale, doit honorer son statut, et constituer, comme le réaffirme, à chaque fois, le Chef de l’Etat, «un levier puissant de promotion et d’internationalisation».

Cela est d’autant plus vrai qu’elle est tenue «par le devoir de servir les intérêts stratégiques du pays, avant tout autre considération».

Nos diplomates doivent donc trouver les parades adéquates pour accompagner et mieux valoriser l’offre tunisienne et soutenir ainsi son positionnement à l’international.

Et on oserait même dire que nos représentants à l’étranger sont tenus par une obligation de résultat, surtout qu’il est question d’un secteur qui assure, régulièrement, un apport considérable à l’économie nationale.

Auteur

Anis SOUADI

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