Tunis séduit le monde : art, gastronomie, patrimoine et vols à 50 dollars, le New York Times raconte tout
Le New York Times consacre un long reportage à Tunis, la capitale tunisienne, dans un article détaillé qui met en lumière la vitalité culturelle, historique et touristique de cette ville méditerranéenne.
Entre art contemporain, gastronomie inventive et patrimoine millénaire, Tunis apparaît comme une ville qui se réinvente et attire une nouvelle génération de voyageurs.
Selon le journal américain, la ville déploie aujourd’hui un rythme créatif captivant, oscillant entre héritage ancien et modernité. Dans le quartier de Sidi Bou Said, célèbre pour ses maisons blanches et ses portes bleues surplombant le golfe de Tunis, des concept stores et des ateliers de slow fashion ouvrent leurs portes aux visiteurs.
Dans le centre-ville, des collectifs d’artistes organisent des projections de films dans d’anciens immeubles, tandis que les cafés traditionnels côtoient des espaces ouverts aux jeunes et aux communautés queer.
Cette cohabitation, à la fois inattendue et stimulante, symbolise le mélange unique qui définit aujourd’hui Tunis.
Le reportage du New York Times met en avant l’énergie créative qui anime la ville. L’auteur raconte avoir découvert, lors d’un voyage spontané depuis Londres avec un vol à seulement 50 dollars, une capitale loin de l’image d’une ville endormie au bord de la mer.
Chaque rencontre dans la capitale a révélé une initiative artistique ou entrepreneuriale : cafés, lignes de vêtements, galeries d’art. Selon le journal, ce dynamisme attire des visiteurs internationaux tout en stimulant la scène culturelle locale.
Gastronomie et cafés : le visage contemporain de Tunis
Le journal américain consacre une attention particulière aux lieux gastronomiques et aux cafés, témoignant d’un renouveau culinaire. Le café Bleue Deli, ouvert en 2021 par Katherine Li Johnson et Reem Alhajjaj, est présenté comme un exemple de cette nouvelle vague. Situé sur la Rue Habib Thameur, ce café propose des plats locaux et frais, tels que la shakshuka et le mlawi, un pain tunisien traditionnel.
Le rooftop accueille Sociale, un espace de coworking et hub communautaire où se croisent jeunes créateurs et professionnels, illustrant l’esprit collaboratif de la ville.
Le New York Times décrit également le café Konbini, tenu par Shérine Ben Salem et Chanh Vo dans le quartier des Arts. Le lieu mélange cuisine tunisienne et japonaise, avec des plats tels que l’oyakodon au poisson de Nabeul et des légumes braisés au miso. Le café se distingue par son atmosphère artistique, avec un espace de création en hauteur où sont exposées des pièces de mode upcyclées, témoignant d’une scène créative audacieuse et contemporaine. Ces initiatives culinaires et créatives traduisent un désir de réinventer la ville tout en valorisant les ressources locales.
Patrimoine historique : Carthage et le Bardo
Le reportage souligne l’importance du patrimoine historique de Tunis, en particulier l’héritage de Carthage et les trésors du musée de Bardo. À dix minutes de taxi de l’avenue Habib Bourguiba, les ruines antiques de Carthage offrent un contraste saisissant avec la modernité de la capitale.
Les thermes d’Antonin, les amphithéâtres et les colonnes romaines émergent au milieu d’un tapis de fleurs sauvages, offrant aux visiteurs une immersion dans une histoire vieille de plus de deux millénaires. Le New York Times insiste sur l’accessibilité et la liberté de ces sites, qui permettent de se plonger dans l’histoire sans barrières ni restrictions.
Le musée de Bardo, installé dans un palais hafside du XVe siècle, est également mis en avant. La collection de mosaïques romaines, certaines de grande taille, raconte les histoires fragmentées des conquêtes et des civilisations qui ont marqué la région. Le journal décrit la lumière filtrant à travers les mashrabiya, les grilles en bois traditionnelles, et l’absence de foule, permettant aux visiteurs de contempler les œuvres dans un silence presque sacré. L’auteur souligne la richesse du musée, qui témoigne à la fois des périodes puniques, islamiques et ottomanes.
Vie quotidienne et quartiers contemporains
Au-delà des monuments historiques, le New York Times explore la vie quotidienne à Tunis. Dans les quartiers de La Marsa et Gammarth, les promenades en bord de mer, les joggeurs et les pêcheurs côtoient les perspectives vers les vestiges antiques de Carthage. La capitale est décrite comme un espace où traditions et modernité coexistent harmonieusement, que ce soit dans les cafés, les hammams ou les marchés. Le journal consacre une attention particulière aux cafés contemporains comme Maïs Luncheonette, où le minimalisme scandinave rencontre la culture locale, illustrant le cosmopolitisme croissant de la ville.
Le reportage évoque aussi les hammams, lieux populaires pour se rafraîchir et se ressourcer, où le visiteur peut expérimenter un moment typiquement tunisien tout en appréciant un service abordable et authentique. La description du coucher de soleil sur les toits, accompagnée des odeurs de sardines grillées, reflète la douceur de la vie quotidienne et la dimension sensorielle de la capitale.
Art contemporain et vie nocturne
Le New York Times met enfin en lumière la scène artistique et la vie nocturne de Tunis. La galerie Selma Feriani, ouverte en 2013, est citée comme l’un des premiers espaces privés à promouvoir l’art conceptuel et multidisciplinaire en Afrique du Nord. Les expositions mettent en avant des artistes du Maghreb et de la Méditerranée, contribuant à la reconnaissance internationale de la ville sur la scène culturelle.
Le journal décrit ensuite la vie nocturne, avec les bars sur les toits, les clubs et les restaurants comme Les Indécis ou les rooftops de Gammarth, où les sons de la musique arabe et les lumières de la ville se mêlent aux vestiges historiques de Carthage. L’auteur insiste sur le mélange unique d’histoire et de modernité, d’ancien et de futur, qui donne à Tunis un charme particulier et attire les jeunes voyageurs et expatriés.
Dans son ensemble, le reportage du New York Times valorise la Tunisie comme une destination culturelle, gastronomique et historique majeure. La capitale est décrite comme un lieu où le passé millénaire dialogue avec la créativité contemporaine, offrant aux visiteurs une expérience complète et immersive. Entre les cafés innovants, les ateliers artistiques, les ruines antiques et les musées riches de mosaïques, Tunis s’impose comme une ville méditerranéenne incontournable, capable de séduire voyageurs, artistes et entrepreneurs internationaux.
Le journal souligne en outre le contexte particulier dans lequel cette renaissance se produit : une ville qui se transforme et se réinvente malgré les tensions politiques, offrant un mélange d’optimisme et d’incertitude qui contribue à son charme. La Tunisie y est présentée comme un pays accessible, avec des vols à prix très attractifs, comme le vol à 50 dollars depuis Londres mentionné par le journaliste, une monnaie favorable aux visiteurs et des hébergements variés allant des riads restaurés dans la médina aux hôtels en bord de mer.
Le New York Times dresse le portrait d’une capitale tunisienne à la fois fidèle à son passé et ouverte sur le futur, où culture, innovation et patrimoine se rencontrent.



