Le World Happiness Report 2026, étude annuelle publiée par le réseau des solutions de développement durable de l’ONU, offre une évaluation complète de la satisfaction de vie dans le monde.
Cette édition confirme la domination des pays nordiques en tête du classement, avec la Finlande, le Danemark et l’Islande occupant respectivement les trois premières places.
À l’inverse, plusieurs pays d’Afrique et du Moyen-Orient restent en queue de peloton, confrontés à des défis socio-économiques persistants.
Le rapport repose sur une méthodologie rigoureuse combinant données objectives et sondages d’opinion. Les principaux indicateurs incluent le produit intérieur brut par habitant, l’espérance de vie en bonne santé, le soutien social, la liberté de choix dans la vie, la générosité et la perception de la corruption. Ces facteurs sont pondérés pour produire un score global de bonheur sur une échelle de 0 à 10.
Le top 10 mondial du bonheur en 2026 se compose principalement de nations européennes et nordiques : Finlande, Danemark, Islande, Suède, Norvège, Pays-Bas, Luxembourg, Suisse, Irlande et Nouvelle-Zélande.
Ces pays se distinguent par un équilibre solide entre prospérité économique, sécurité sociale, accès aux soins et qualité des institutions publiques.
Dans ce contexte global, la Tunisie se positionne à la 105ᵉ place mondiale, avec un score moyen de 5,2. Ce classement la situe derrière l’Algérie, 83ᵉ avec 5,7, et le Maroc, 112ᵉ avec 5,0. La Tunisie dépasse cependant plusieurs pays de la région confrontés à des crises économiques et sociales plus sévères. Son score reflète un niveau relativement élevé de soutien social et de liberté individuelle, mais reste limité par des contraintes économiques et la perception de la corruption.
L’analyse comparée avec ses voisins maghrébins révèle des disparités importantes. L’Algérie bénéficie d’un meilleur indice de bonheur global, notamment grâce à des performances légèrement supérieures en matière de santé et de stabilité économique.
Le Maroc, malgré des efforts de développement, reste en retrait, particulièrement sur les critères de revenu et de soutien social. L
a Tunisie apparaît ainsi comme un pays intermédiaire, où le potentiel de progrès existe, mais où des réformes structurelles seraient nécessaires pour améliorer significativement la satisfaction de vie.
L’étude souligne enfin que les facteurs culturels et institutionnels jouent un rôle déterminant dans la perception du bonheur. Les pays maghrébins partagent des structures familiales solides et une vie sociale riche, mais doivent relever le défi d’institutions publiques plus efficaces et de meilleures perspectives économiques pour se rapprocher des niveaux observés dans les pays les plus heureux.



