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Sport

Le ST ne verra pas les huitièmes : Faute d’audace…

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  • 24 mars 19:30
  • 4 min de lecture
Le ST ne verra pas les huitièmes : Faute d’audace…

La déception est forcément à la hauteur de l’espoir qu’avaient les Bardolais avant d’engager ce seizième de Coupe face à l’AS Soliman.

La Presse — Vraisemblablement, le Stade Tunisien ne remportera pas de titre cette saison après sa sortie des seizièmes de Coupe dès son entrée en lice.

Un mal pour un bien ? Si le Stade a plié face à l’AS Soliman, lanterne rouge du championnat, il a eu le mérite de puiser dans son for intérieur pour presque renverser une situation pourtant mal embarquée après les deux buts des Cap-Bonnais, signés Ahmed Bouassida et Malek Mehri dès la demi-heure de jeu.

Cependant, au terme d’un après-midi cruel pour les Bardolais, l’escouade de Said Saïbi ne prendra pas le « grand huit », écartée de l’épreuve, faute d’avoir des joueurs adroits lors de la loterie des penalties.

Une désillusion donc, mais tout n’est pas à jeter aux orties, loin de là, sachant que l’on a découvert dimanche le côté résilient du Stade, un onze qui a su remonter son handicap en seconde période, alors que, dans le même temps, les changements opérés par le coach ont porté leurs fruits.

Après plus de 120 minutes de jeu, le ST s’est éteint brusquement au bout d’une séance de tirs au but qui a penché en faveur de l’ASS. Destin capricieux pour les fans tout comme pour les joueurs, alors que l’équipe s’était pourtant remise la tête à l’endroit en 2e mi-temps.

Douchés d’entrée

Surpris par la détermination de l’ASS d’entrée de jeu, le ST a, certes, proposé deux visages sur la totalité de la rencontre, mais globalement, si la défense a craqué à deux reprises, plus haut, le Stade a été convaincant et il s’en est fallu de peu pour clore le match avant les tirs au but.

En clair, l’entrée du latéral Iyadh Riahi a apporté le surnombre offensif sur le couloir droit et celles du milieu offensif Rafaa Riahi et du piston Salifou Tapsoba ont permis au Stade de toucher au but, soit cet « objectif de verticalité » avec du jeu dans les intervalles et une meilleure occupation de l’entrejeu (mainmise sur le ballon). Et enfin, l’incorporation bien que tardive de l’ailier hybride Wael Ouerghemi a apporté cette animation du couloir droit que Youssef Saafi n’a pu mener à bien, et ce, malgré un but marqué.

Ce faisant, si les changements effectués par le coach ont permis au ST de déployer ses ailes, tardivement cela dit, c’est au niveau des trois lignes de jeu que les choix sont discutables, bien que comme abordé, ci-haut, le onze type semblait devoir tenir la route.

Bref, si en défense, l’absence de l’axial Mounir Jelassi n’a pas été compensée par Skander Sghaier, binôme de Marouen Sahraoui, au milieu, le trident de continentaux, Boubaker Diop-Yussuf Touré, Boubaker Camara, a manqué de mordant et de force de pénétration au cœur du jeu, se limitant la plupart du temps à récupérer et à remettre en retrait. Les avants, parlons-en aussi.

Avec Youssef Saâfi sur le couloir droit, Amine Khemissi sur l’aile gauche et Amadou Ndiaye en pointe, le Stade n’a pu forcer la décision avant la fin du temps réglementaire. Said Saïbi a certes tenté d’y remédier en lançant Youssef Dhiflaoui et Wael Ouerghemi, mais la défense de l’ASS s’est ressaisie lors du dernier quart du match et sur les deux prolongations.

Maintenant, le ST gagnerait à ne pas trop ruminer cette défaite et vite reprendre le dessus. En clair, il y a bien un podium à aller chercher en Ligue 1 cette saison.

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Auteur

Khaled KHOUINI

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