L’excès de vitesse, l’inattention et le non-respect du Code de la route continuent d’être à l’origine de collisions souvent violentes, impliquant fréquemment des usagers vulnérables comme les piétons et les motocyclistes mais avec les voitures légères toujours en tête parmi les causes principales.
Les données de l’Observatoire national de la sécurité routière montrent que certaines causes persistent, notamment l’inattention et le manque de vigilance, qui arrivent en tête des causes d’accidents, suivis de la vitesse excessive. Cette dernière demeure d’ailleurs la principale cause de mortalité sur les routes, étant responsable de plus d’un tiers des décès enregistrés.
La Presse —Depuis le début de l’année 2026 et jusqu’au 18 mars, les routes tunisiennes continuent de payer un lourd tribut. D’après les données publiées par Observatoire national de la sécurité routière (Onsr), le pays a enregistré 826 accidents de la circulation, causant 232 décès et 1066 blessés. Un bilan qui reste alarmant, même s’il s’inscrit dans une tendance baissière par rapport à la même période de 2025. Cette amélioration relative ne doit toutefois pas masquer une réalité plus inquiétante : la gravité des accidents demeure élevée. Autrement dit, moins d’accidents ne signifie pas nécessairement moins de drames. L’excès de vitesse, l’inattention et le non-respect du Code de la route continuent d’être à l’origine de collisions souvent violentes, impliquant fréquemment des usagers vulnérables comme les piétons et les motocyclistes mais avec les voitures légères toujours en tête parmi les causes principales.
Au fil des semaines, les chiffres se sont alourdis progressivement, révélant une dynamique difficile à enrayer. Les périodes à forte circulation, notamment en soirée et à l’approche de la rupture du jeûne durant le mois de Ramadan ou durant les fêtes comme avec l’Aïd el-fitr dont on attend les retombées avec le moins de drames possibles, restent particulièrement propices aux accidents. Fatigue, nervosité et précipitation créent un cocktail dangereux qui se reflète dans les statistiques quotidiennes.
Mais au-delà des chiffres, ce sont surtout les images et les récits récents qui ont profondément marqué l’opinion publique. Ces dernières semaines ont été ponctuées d’accidents à la fois spectaculaires et tragiques. Au Kef, une voiture a été violemment percutée par un train dans un choc d’une rare violence, rappelant les dangers persistants aux passages à niveau. À Tunis, un autre drame a vu un poids lourd quitter la chaussée et chuter depuis un pont, illustrant une perte de contrôle aux conséquences dramatiques. Ces événements tristement spectaculaires, largement relayés, ont ravivé les inquiétudes face à l’insécurité routière et renforcé le sentiment d’urgence.
Ainsi, malgré des indicateurs en légère amélioration, la situation reste préoccupante. La Tunisie se trouve face à un paradoxe : une baisse du nombre d’accidents, mais une intensité des drames qui ne faiblit pas. Ce constat souligne la nécessité d’agir en profondeur, en renforçant les contrôles, en modernisant les infrastructures et en poursuivant les campagnes de sensibilisation. Car derrière chaque chiffre, il y a des vies brisées, des familles endeuillées et une société entière appelée à redoubler de vigilance sur ses routes.
Un rapport synthétique, fondé sur les données disponibles de l’Observatoire national de la sécurité routière (Onsr) et les dernières mises à jour jusqu’à la mi-mars 2026 permet de faire toute la lumière sur le degré de sécurité routière en Tunisie.
Baisse des accidents de la route en 2026
L’année 2026 enregistre une nette amélioration en matière de sécurité routière en Tunisie, avec une baisse significative de 30,5 % du nombre d’accidents par rapport à la même période de l’année précédente. Cette tendance encourageante s’accompagne également d’un recul du nombre de blessés et très légèrement celui des victimes, traduisant les efforts déployés en matière de prévention et de contrôle.
Toutefois, les données de l’Observatoire national de la sécurité routière montrent que certaines causes persistent, notamment l’inattention et le manque de vigilance, qui arrivent en tête des causes d’accidents, suivis de la vitesse excessive. Cette dernière demeure d’ailleurs la principale cause de mortalité sur les routes, étant responsable de plus d’un tiers des décès enregistrés. Malgré ces progrès, les autorités appellent à maintenir la vigilance et renforcer les comportements responsables pour poursuivre cette dynamique positive.
L’Observatoire a précisé que ces données pour 2026 sont provisoires et susceptibles d’être actualisées quotidiennement en fonction des informations émanant des sources officielles.
Une tendance en amélioration relative mais fragile
Comparativement à la même période de 2025, les indicateurs montrent une baisse notable du nombre d’accidents, ainsi qu’un recul du nombre de blessés.
Toutefois, la diminution du nombre de décès reste limitée, ce qui traduit une gravité persistante des accidents, souvent liée à la vitesse excessive et au non-respect du Code de la route. Les statistiques confirment que l’excès de vitesse demeure la principale cause d’accidents mortels. L’inattention et le manque de vigilance figurent parmi les facteurs majeurs. Les piétons et les motocyclistes représentent une part importante des victimes.
Facteurs aggravants et périodes à risque
Les premières semaines du mois de Ramadan ont mis en évidence une recrudescence ponctuelle des accidents, avec plus de 30 accidents et une dizaine de victimes de la route en quelques jours seulement. Les moments précédant la rupture du jeûne sont particulièrement critiques, en raison de la fatigue, du stress et de la précipitation des conducteurs. Par ailleurs, certaines régions continuent d’enregistrer des niveaux élevés d’accidents et de victimes, soulignant des disparités territoriales et des problématiques d’infrastructure et de contrôle.
Le bilan des accidents de la route en Tunisie au 18 mars 2026 met en évidence une amélioration quantitative, avec moins d’accidents et de blessés qu’en 2025. Néanmoins, la mortalité routière reste élevée, traduisant la gravité des sinistres et la persistance de comportements à risque. Ces chiffres confirment l’urgence de renforcer les campagnes de sensibilisation, le contrôle routier et l’amélioration continue des infrastructures afin d’endiguer durablement ce phénomène qui continue de représenter un enjeu majeur de sécurité publique en Tunisie



