Entretien entre Araghchi et Abdelatty au sujet des tensions régionales : La guerre au Moyen-Orient entre dans la phase de négociation
Abbas Araghchi et Badr Abdelatty se sont entretenus par téléphone hier pour discuter des conséquences des récentes attaques menées par les Etats-Unis et l’entité sioniste contre l’Iran.
Selon l’ancien commandant en chef du Corps des Gardiens de la révolution islamique (Cgri) d’Iran, Mohsen Rezaï, l’Iran continuera la guerre contre les Etats-Unis jusqu’à ce que les réparations soient versées et les sanctions levées.
Les deux parties ont échangé leurs points de vue sur les conséquences régionales et internationales de l’agression «illégale» des Etats-Unis et de l’occupant sioniste, soulignant le droit de l’Iran à la légitime défense, selon un communiqué publié par le ministère iranien des Affaires étrangères.
Araghchi a exposé en détail la position de l’Iran concernant ces attaques et a qualifié la riposte des forces armées iraniennes de décisive et légitime. Abdelatty a informé l’Iran des consultations menées par l’Egypte avec les acteurs régionaux et internationaux en vue d’apaiser les tensions au Moyen-Orient.
Ces développements interviennent dans un contexte de tensions régionales accrues à la suite des frappes américano-sionistes contre l’Iran qui ont débuté le 28 février, auxquelles l’Iran et ses alliés régionaux ont répondu par des attaques contre des intérêts sionistes et américains à travers le Moyen-Orient.
La guerre est entrée dans une nouvelle phase après l’annonce par le président américain Donald Trump d’un report de cinq jours des frappes prévues contre des installations énergétiques iraniennes, afin de céder la place aux négociations indirectes.
Washington a affirmé que les opérations militaires contre les cibles liées aux programmes nucléaires et balistiques iraniens se poursuivront durant cette période de contacts.
Ce développement survient parallèlement avec la poursuite des échanges de frappes entre l’Iran et l’occupant sioniste et à l’extension des opérations militaires au Liban, à l’Irak, au Golfe arabe et aux voies maritimes internationales, en plus des nouveaux mouvements militaires occidentaux dans la région, reflétant la transformation de la confrontation en une étape qui combine pression militaire sur plusieurs fronts et tentatives de trouver une issue diplomatique à la guerre.
Pas de perspectives d’un cessez-le-feu durable dans l’immédiat
Cité par le New York Times, des responsables américains et iraniens ont affirmé qu’un contact téléphonique préliminaire avait eu lieu entre L’envoyé spécial américain Steve Wittkopf et le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghtchi afin d’explorer les perspectives de désescalade.
Des responsables iraniens ont souligné qu’Araghtchi avait déclaré à Wittkopf que l’Iran ne souhaitait pas un cessez-le-feu temporaire mais cherchait un accord de paix durable comprenant des garanties de la part des États-Unis et de l’occupant de ne pas l’attaquer de nouveau, et que les Iraniens exigeaient une levée spécifique des sanctions économiques par les États-Unis.
Malgré l’ouverture d’une étroite porte politique, les opérations militaires se poursuivent à grande échelle, les forces américaines et sionistes ayant lancé de nouvelles frappes sur des sites liés aux infrastructures militaires et énergétiques à Ispahan et Khorramshahr. En réponse, l’Iran a lancé une nouvelle vague de missiles vers des cibles dans les territoires occupés, causant des blessés et des dégâts matériels.
L’Iran poursuivra sa guerre contre les Etats-Unis jusqu’à ce que ses exigences soient satisfaites, notamment le versement des réparations intégrales, la levée des sanctions économiques et les garanties de non-ingérence dans ses affaires intérieures, a déclaré lundi un responsable iranien.
L’ancien commandant en chef du Corps des Gardiens de la révolution islamique (Cgri) d’Iran, Mohsen Rezaï, a tenu ces propos lors d’un entretien avec la chaîne iranienne publique IRIB TV, affirmant qu’il s’agit de la décision du peuple iranien, du guide suprême Mojtaba Khamenei et des forces armées.
Ses déclarations sont intervenues quelques heures après que le président américain Donald Trump a retiré sa menace d’attaquer les centrales électriques iraniennes dans un délai de 48 heures, et annoncé que les Etats-Unis et l’Iran avaient eu «des conversations très bonnes et productives concernant une résolution complète et totale de nos hostilités au Moyen-Orient».
Rezaï, également membre du Conseil de discernement de l’intérêt supérieur de l’Iran, a averti que si des «agresseurs» ciblaient les infrastructures iraniennes, la réponse de Téhéran irait au-delà du «œil pour œil» pour devenir «une tête pour un œil». «Vous serez paralysés et noyés dans le golfe Persique», a-t-il ajouté.
L’entité sioniste et les Etats-Unis ont lancé des attaques conjointes contre Téhéran et plusieurs autres villes iraniennes le 28 février, au cours desquelles le guide suprême Ali Khamenei, de hauts commandants militaires et des civils ont été tués.
L’Iran a répondu par des vagues de frappes de missiles et de drones visant les bases et les actifs sionistes et américains à travers le Moyen-Orient.



