Au total, 35 films ont été sélectionnés dans les différentes sections de la compétition officielle, répartis entre courts métrages (8 films), longs métrages de fiction (8), documentaires (7), ainsi que la catégorie dédiée aux films d’amateurs, indépendants et d’écoles (12).
La Presse — Le comité directeur de la 15e édition du Festival international du film pour l’enfance et la jeunesse (Fifej), présidé par Aymen Jellili, a tenu hier matin, au Ciné-Théâtre Le Rio à Tunis, une conférence de presse pour dévoiler les grandes lignes de cette nouvelle édition, prévue du 6 au 11 avril 2026 à Sousse.
Créé au début des années 1990, ce festival dédié au jeune public s’est imposé, malgré plusieurs interruptions, comme un rendez-vous singulier dans le paysage cinématographique tunisien et régional. Il se distingue par une approche qui place les enfants et les adolescents au cœur de l’expérience cinématographique, faisant du cinéma non seulement un divertissement, mais aussi un outil d’éveil, de réflexion et d’ouverture sur le monde.
La programmation se caractérise par une grande diversité de formes et de genres, mêlant fictions, documentaires et films d’animation, en courts et longs métrages, issus de différentes cinématographies nationales et internationales. Au-delà des projections, le Fifej, qui est organisé avec le soutien du ministère des Affaires culturelles, du Centre national du cinéma et de l’image et de la municipalité de Sousse, affirme également sa vocation pédagogique à travers l’organisation de rencontres avec les réalisateurs, d’ateliers, de débats et d’activités éducatives, contribuant ainsi à l’éducation à l’image dès le plus jeune âge.
Cette édition s’ouvrira avec la projection du film germano-kényan Nawi (2024), réalisé par Toby et Kevin Schmutzler, Apuu Mourine et Vallentine Chelluget, sur un scénario de Milcah Cherotich. Le film, situé dans les paysages arides du Turkana, au Kenya, suit le destin de Nawi, une jeune fille de 13 ans vendue comme épouse contre du bétail. Refusant ce sort, elle s’enfuit la nuit de ses noces pour poursuivre son rêve d’aller au lycée, affrontant au passage les pressions familiales et le poids des traditions.
Au total, 35 films ont été sélectionnés dans les différentes sections de la compétition officielle, répartis entre courts métrages (8 films), longs métrages de fiction (8), documentaires (7), ainsi que la catégorie dédiée aux films d’amateurs, indépendants et d’écoles (12). Outre la Tunisie, ces œuvres proviennent de nombreux pays, notamment la Palestine, le Yémen, l’Algérie, le Liban, la Syrie, l’Irak, le Venezuela, l’Espagne, la Russie, la Mauritanie, le Togo, la République démocratique du Congo, la Jordanie, l’Égypte, le Maroc, la France, l’Allemagne et l’Arabie saoudite.
Une conférence intitulée «Images qui protègent : médiation artistique et innovation contre les violences envers les adolescent·es» sera proposée en collaboration avec l’association ADO+ et avec le soutien du bureau d’ONU-Habitat en Tunisie. Une projection de courts métrages, suivie d’un débat organisé avec l’Institut arabe des droits de l’Homme, abordera également la thématique « Les enfants s’engagent ensemble face aux discours de haine».
Le festival accordera par ailleurs une attention particulière à l’accessibilité, avec la projection, en audiodescription, du documentaire Ma perception de Benoît Maestre, destiné aux personnes en situation de handicap visuel.
Dans une perspective engagée, le projet From Ground Zero, initié par le réalisateur palestinien Rashid Masharawi, sera également présenté. Composé de 22 très courts films réalisés dans la bande de Gaza dans le contexte du conflit post-7 octobre 2023, ce projet vise à documenter le vécu des habitants et à préserver une mémoire collective à travers une diversité de formes — fiction, documentaire, animation ou expérimental — malgré des conditions de création extrêmement difficiles.
Les plus jeunes ne seront pas en reste, avec une programmation dédiée faite de films d’animation adaptés à leur âge.
Neuf ateliers seront proposés dans le cadre de cette édition, encadrés par des professionnels du cinéma. Les intervenants tunisiens sont Chaker Kalai (film d’animation), Abdelaziz Bouchamal (film en une minute), Mohamed Adouani et Khedija Lemkecher (photographie), Souad Ben Slimane (écriture de scénario), Sami Kassem (éclairage), Abdallah Chamekh (documentaire) et Karim Hammouda (montage). À leurs côtés, le Palestinien Rasmi Damou animera un atelier consacré au film d’animation.



