Tunisie–France : Un semestre de coopération et de rayonnement
Quatre échéances majeures rythmeront le premier semestre 2026 pour Paris : One Health, Africa Forward, Saison Méditerranée et G7, avec la Tunisie comme partenaire central.
La Presse —Dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques persistantes, des conflits au Moyen-Orient et en Ukraine, et des déséquilibres économiques croissants, la France réaffirme son engagement pour un multilatéralisme actif et inclusif. C’est le message principal qu’a transmis, hier, mardi 24 mars 2026, Anne Guéguen, lors d’un point de presse organisé au siège de l’ambassade de France en Tunisie.
Accompagnée de plusieurs responsables français, dont Arnaud Guigné, chef du Service économique régional (SER) de l’ambassade de France en Tunisie, Philippe Garcia, Directeur de Zone Afrique du Nord à Business France, basé à Tunis, Léopold Stefanini, Conseiller de presse de l’ambassade de France en Tunisie, ainsi que l’attaché de coopération culturelle, l’ambassadrice a présenté les quatre échéances internationales majeures coorganisées par la France au premier semestre 2026, avec une place privilégiée pour la Tunisie.
“Marquée par des conflits persistants et une instabilité internationale, la période actuelle souligne l’importance de solutions politiques durables, fondées sur le droit international et la sécurité pour tous”, a affirmé Anne Guéguen. “La guerre au Moyen-Orient ne doit pas freiner l’agenda multilatéral ; au contraire, elle en souligne toute l’importance. La France reste une puissance attachée à la paix, fiable, prévisible et déterminée”, a-t-elle insisté, citant également les récentes déclarations du président Emmanuel Macron.
Ces événements visent à renforcer la coopération scientifique, culturelle, économique et politique, et à faire de la Tunisie un partenaire central de l’agenda diplomatique français.
Santé mondiale et partenariats africains : la Tunisie au cœur des initiatives
Le One Health Summit, qui se tiendra le 7 avril à Lyon, ouvre cette série d’échéances. L’événement rassemblera pour la première fois chefs d’État et de gouvernement, ministres de la Santé, chercheurs, acteurs de la société civile, entreprises et collectivités locales pour accélérer la mise en œuvre de l’approche “Une Seule Santé”. Cette approche, qui relie la santé humaine, animale et environnementale, est considérée comme un outil stratégique de prévention et de développement. “Il est cent fois moins coûteux d’investir dans la prévention que de répondre aux conséquences d’une urgence sanitaire”, a souligné Anne Guéguen, mettant en avant l’importance d’intégrer systématiquement ces enjeux dans les politiques publiques. La Tunisie, pionnière dans ce domaine, participe activement à cette initiative, après avoir accueilli la conférence régionale One Health Mena en juin 2025 et adopté la Déclaration de Carthage, qui a établi l’approche “Une Seule Santé” comme référence régionale.
est considérée comme un outil stratégique de prévention et de développement. “Il est cent fois moins coûteux d’investir dans la prévention que de répondre aux conséquences d’une urgence sanitaire”, a souligné Anne Guéguen, mettant en avant l’importance d’intégrer systématiquement ces enjeux dans les politiques publiques. La Tunisie, pionnière dans ce domaine, participe activement à cette initiative, après avoir accueilli la conférence régionale One Health Mena en juin 2025 et adopté la Déclaration de Carthage, qui a établi l’approche “Une Seule Santé” comme référence régionale.
L’un des temps forts du sommet sera le forum d’affaires Inspire & Connect, réunissant près de 1 500 dirigeants africains et français pour favoriser les investissements, partager les meilleures pratiques et encourager les partenariats économiques structurants. La France entend ainsi promouvoir un multilatéralisme inclusif, capable d’intégrer les voix africaines dans la gouvernance mondiale et de soutenir un développement durable et partagé.
Le sommet prévoit également une séquence dédiée à la jeunesse, intitulée “De Ouagadougou à Nairobi”,réunissant400à 450 jeunes d’Afrique et de la diaspora pour discuter employabilité, numérique et leadership, et un volet culturel et sportif, démontrant la dimension inclusive et intergénérationnelle de la coopération.
Culture méditerranéenne et leadership économique : des échéances complémentaires
Le 15 mai, Marseille sera le point de départ de la Saison Méditerranée 2026, qui se déroulera jusqu’au 31 octobre dans plus de 60 villes en France et cinq pays méditerranéens partenaires, dont la Tunisie. Conçue comme une grande séquence pluridisciplinaire, cette saison mettra en avant les échanges culturels, humains et économiques, et donnera une place centrale à la jeunesse et aux diasporas. Pour la Tunisie, ce sera l’occasion de démontrer l’intensité de sa coopération culturelle avec la France. Vingt-neuf projets impliquant des artistes tunisiens ont été labellisés, et plusieurs événements seront programmés sur le territoire tunisien, incluant des spectacles, des expositions et des collaborations avec des institutions locales. “Nous voulons mettre en avant la richesse culturelle et la créativité des deux rives de la Méditerranée”, a précisé l’ambassadrice.
Enfin, la présidence française du G7, qui culminera avec le Sommet d’Évian du 15 au 17 juin, constitue le point d’orgue de ce semestre international. La France entend recentrer le G7 sur sa vocation originelle : traiter les déséquilibres macroéconomiques mondiaux, renforcer la résilience des chaînes de valeur et moderniser l’architecture financière internationale.
Et dans le contexte des tensions récentes au Moyen-Orient, la France a déjà engagé des mesures de coordination avec ses partenaires pour atténuer l’impact sur les prix du gaz et du pétrole. “La France n’est pas partie prenante au conflit, mais nous sommes prêts à contribuer, avec d’autres nations, à un dispositif collectif lorsque les conditions le permettront”, a souligné Anne Guéguen, insistant sur l’importance de la désescalade et de la diplomatie onusienne.
Le sommet mobilisera également sept filières ministérielles (Affaires étrangères, Développement, Finances, Commerce, Numérique, Environnement et Intérieur) et près de soixante groupes de travail, afin d’assurer une préparation exhaustive des décisions et favoriser un dialogue élargi, inclusif et opérationnel.
Une diplomatie d’équilibre et de partenariats
Tout au long de cette présentation, Anne Guéguen a insisté sur la solidité du partenariat franco-tunisien, fondé sur le respect mutuel, les liens économiques et humains, et un engagement partagé pour un multilatéralisme actif. Elle a rappelé l’entretien téléphonique récent entre Kaïs Saïed et Emmanuel Macron, qui a réaffirmé la volonté des deux pays d’avancer sur la base d’intérêts communs.
Pour l’ambassadrice, ces quatre échéances (santé mondiale, partenariats africains, coopération culturelle méditerranéenne et présidence du G7) illustrent une diplomatie globale, qui combine engagement politique, innovation économique et dialogue culturel, avec la Tunisie au centre de ce dispositif.
“Nous voulons bâtir des solutions concrètes, inclusives et durables pour relever les défis de notre époque”, a conclu Anne Guéguen, mettant en avant la vision française: un monde où coopération, dialogue et prévention sont au service de la stabilité et de la prospérité partagée.



