Deux attaques visant des rames du métro léger ont été enregistrées mardi dans la capitale, faisant un blessé parmi les passagers et conduisant à l’interpellation de cinq suspects, selon la Société des transports de Tunis (Transtu).
Le premier incident, survenu vers 15h55 sur la ligne n°5 au niveau de la station « 14 Janvier », a impliqué un groupe de jeunes ayant pris pour cible une rame à coups de pierres. L’attaque a causé des dégâts matériels importants, notamment la destruction d’une grande vitre et de deux vitres de portes, et a fait un blessé, touché à l’épaule.
D’après les premiers éléments, les agresseurs étaient montés à bord à la station “Intilaka” en direction du centre-ville. Ils ont tenté de forcer l’accès à la cabine de conduite dans une intention manifeste de sabotage. Un passager ayant tenté de s’interposer a été agressé à l’aide de gaz lacrymogène et a failli être dépouillé de son téléphone portable. L’intervention des autres voyageurs a permis de contraindre les assaillants à descendre, avant que ces derniers ne reprennent leur attaque depuis l’extérieur en lançant des pierres sur la rame.
Un procès-verbal a été établi et les opérations de recherche ont conduit à l’interpellation de deux individus soupçonnés d’implication dans cet incident.
Quelques heures plus tard, à 19h25, une seconde agression a visé une rame de la ligne n°6 en direction d’El Mourouj. Immobilisée à la station “Mnacheou” en raison d’une panne technique, la rame a été attaquée par un groupe de mineurs qui ont brisé la vitre d’une porte. Trois suspects ont été arrêtés dans cette affaire.
Face à ces actes, la Transtu a dénoncé “des comportements dangereux” mettant en péril la sécurité des passagers et l’intégrité des équipements. L’entreprise a appelé à une mobilisation accrue pour lutter contre ces agissements et a réaffirmé sa détermination à engager des poursuites judiciaires contre l’ensemble des personnes impliquées, afin de garantir la continuité du service public de transport.



