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A la une Société

Changements climatiques : Sensibiliser pour changer les mentalités

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  • 26 mars 19:30
  • 5 min de lecture
Changements climatiques : Sensibiliser pour changer  les mentalités

La Cité des sciences de Tunis a établi un programme spécial vacances de printemps au profit des jeunes générations, de la classe estudiantine et du grand public.

Ce programme touche à plusieurs domaines scientifiques dont ceux relatifs à l’environnement et au développement durable. Aussi un atelier destiné au grand public a–t-il été consacré, mardi 24 mars 2026, aux changements climatiques.

L’objectif étant de changer les mentalités en sensibilisant sur les gestes simples mais ô combien salutaires.

L’idée étant d’informer sur ce phénomène et ses répercussions sur les ressources naturelles, l’environnement, le développement durable et la qualité de vie.

Une fois avisé et sensibilisé, le public serait prédisposé à changer ses habitudes et à opter pour les bonnes pratiques.

La Presse — Mme Safa Mansouri, responsable du laboratoire de l’environnement et du développement durable, anime l’atelier en prenant soin, des projections numériques à l’appui, de faire le tour du sujet. Elle commence par émousser la fameuse confusion entre le climat et la météo.

« Il existe différents climats sur le globe terrestre, à savoir le climat méditerranéen, le climat polaire, celui tropical, équatorial, océanique, tempéré, désertique, etc. Il est important de connaître notre positionnement climatique. Notre pays est dominé par trois étages climatiques : humide à subhumide au Nord, semi-aride au Centre et aride au Sud. Les changements climatiques, poursuit-elle, sont des changements importants qui modifient les caractéristiques d’un climat comme la pluviométrie, la température de l’air, de l’eau… ».

Evènements et extrêmes climatiques

Il y a même lieu d’extrêmes climatiques notamment des évènements climatiques contrastés. Mme Mansouri donne, à titre d’exemple, le cas de notre pays. La Tunisie a connu sept ans de  sécheresse qui ont pris fin via une pluviométrie importante, laquelle a été à l’origine d’inondations.  «  Les inondations auxquelles nous étions confrontés cet hiver représentent un évènement climatique.

Il faut savoir que les évènements climatiques posent de sérieux problèmes à travers le monde. Même les pays qui disposent de programmes d’anticipation aux catastrophes naturelles n’en sont pas à l’abri. D’où l’impératif d’anticiper ces évènements afin de prévenir- sinon de limiter- les éventuels dégâts humains et matériels », renchérit-elle.

Stress hydrique et rationalisation de la consommation d’eau

L’impact des changements climatiques sur les ressources naturelles et, par conséquent, sur la qualité de vie sur terre s’avère être préoccupant. Il l’est vu qu’il menace le principal élément vital qu’est l’eau ! Aussi le stress hydrique fait-il l’objet de moult débats mais aussi de programmes visant à protéger le capital hydrique.

« Les changements climatiques ont fini par rallonger l’été au détriment de la saison des pluies. Le stress hydrique se traduit, d’ailleurs, par une nette régression de la quantité d’eau par habitant, laquelle se situe, actuellement, à seulement 300 mètre cubes par personne alors qu’elle devait être de 500 mètre cubes par personne.

Pis encore : cette ration risque de diminuer davantage dans les prochaines années. D’un autre côté, poursuit-elle, les secteurs stratégiques notamment l’industrie et l’agriculture, s’alignent parmi les plus grands consommateurs d’eau. Autant les inciter  ainsi que monsieur tout-le-monde d’ailleurs, à adopter les bonnes pratiques en matière de rationalisation des ressources hydriques ». 

Méditerranée : la situation est critique

La responsable du labo de l’environnement et du développement durable attire l’attention sur un autre phénomène naturel dû aux changements climatiques : le réchauffement planétaire. Contrairement aux préjugés, le réchauffement planétaire ne se limite pas à la hausse des températures de l’air, véhiculée à travers le journal météorologique.

Il s’agit de l’augmentation de la température et de l’air et de l’eau, ce qui impacte gravement la biodiversité marine. D’autant plus que l’augmentation de la température de l’air favorise les extrêmes entre la température et la pression de l’air. Or, ce sont ces extrêmes qui sont à l’origine des tempêtes. « La situation climatique de la zone méditerranéenne est critique.

Elle l’est en raison des extrêmes température-pression de l’air, et de l’augmentation de la température des eaux », note Mme Mansouri.

Certes, les changements climatiques influent négativement sur l’écosystème et sur la qualité de la vie. Néanmoins, il demeure possible d’intervenir dans les causes qui les favorisent. Limiter l’émission des gaz à effet de serre, le CO2 et le méthane mais aussi rationaliser le recours aux énergies fossiles et tabler désormais sur les énergies renouvelables ; autant de gestes salutaires qui feraient bien la différence.

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Auteur

Dorra BEN SALEM

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