Les industries mécaniques, électriques et électroniques s’imposent
Les industries mécaniques et électriques (IME), ainsi qu’électroniques, constituent l’épine dorsale du secteur industriel dans sa globalité, qui représente, à son tour, un des piliers de la dynamique économique nationale avec un taux de l’ordre de plus de 25% du PIB grâce à 2,48 milliards de dinars d’investissements déclarés au cours de l’année dernière.
En effet, composant l’ossature du secteur, les IME constituent un moteur des exportations et de l’emploi industriel, ce qui exige une diversification des marchés afin de contribuer à leur durabilité et à un meilleur ancrage dans l’écosystème productif national.
D’ailleurs, le secteur des IME, en plus de l’électroménager, compte 340 entreprises employant 10 ouvriers et plus, soit au total 109.452 ouvriers, dont 101.108 dans des entreprises totalement exportatrices et 8.344 dans des entreprises partiellement exportatrices, tout en contribuant à hauteur de 51% du volume total des exportations des industries manufacturières qui sont destinées aux pays de l’Union européenne à raison de plus de 75%.
Une autre annonce officielle vient confirmer cette tendance après l’adoption du pacte de compétitivité en faveur du développement du secteur des industries électroniques suite à une réunion présidée par la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, ce qui s’inscrit dans les grands axes de la stratégie nationale de l’industrie et de l’innovation tout en améliorant la qualité et la productivité.
D’ailleurs, le même pacte prévoit notamment la réalisation de grands projets industriels et la création de quatre centres spécialisés en recherche et développement avec l’espoir de promouvoir des projets à forte valeur ajoutée technologique.
Ce pacte vise plusieurs objectifs ambitieux, en essayant de porter le chiffre d’affaires du secteur à 3%, contre 1% en 2025, et à doubler les exportations, qui devraient passer de 3,5 à 7 millions de dinars, sans oublier d’autres chiffres à atteindre, plus particulièrement un taux d’intégration de 55% à l’horizon 2030, contre 35% à fin 2025, la création de trente mille emplois supplémentaires, en plus d’une contribution respectable des investissements du secteur au produit industriel brut de 20%.
Toutefois, il serait utile de remédier à une certaine fragilité du secteur due à la dépendance, presque exclusive, au facteur de l’exportation, d’où la vulnérabilité face aux fluctuations de la conjoncture internationale et aux choix industriels européens.
Mais les autorités concernées prouvent qu’elles sont déterminées à faire face aux éventuelles difficultés de ce genre grâce à des solutions alternatives assez solides.



