Reflet de la pratique artistique, cette exposition répartie dans plusieurs galeries est le fruit d’une sélection assurée par des jurys régionaux dans l’objectif de consolider la présence de tous les artistes sans distinction aucune sauf la qualité de leur œuvres.
La Presse — La 16e édition du Mois national des arts plastiques, dont le coup d’envoi a eu lieu le 28 février 2026 à la Maison des arts du Belvédère, se poursuit encore dans trois autres espaces : le Musée de la ville de Tunis (Palais Kheireddine), la galerie des arts de Ben Arous et la galerie Yahia au Palmarium. 360 nouvelles créations sélectionnées à travers les différentes régions du pays et signées par 200 artistes toutes tendances et formats confondus.
Cette 16e édition est marquée par une forte représentation de la scène artistique : peinture, sculpture, photographie et céramique. Les thèmes sont divers avec une domination sur la question du patrimoine et les empreintes liées à la mémoire collective ou personnelle de l’artiste. Une densité de métaux, couleurs, mouvements et lumières correspondent aux préoccupations d’artistes plasticiens avec une envie de mettre en valeur des démarches contemporaines.
Organisées par l’Union des artistes plasticiens tunisiens (Uapt), sous l’égide du ministère des Affaires culturelles, les quatre expositions présentent, selon son commissaire Nizar Megdiche, qui est aussi secrétaire général de l’Uapt, la richesse et la grande variété de la scène artistique tunisienne avec l’ambition d’offrir l’opportunité aux artistes de tout le pays de promouvoir leurs œuvres et d’enrichir leurs expériences les uns et les autres à travers des échanges et des rencontres tout au long de ce mois.
Reflet de la pratique artistique, cette exposition répartie dans plusieurs galeries est le fruit d’une sélection assurée par des jurys régionaux dans l’objectif de consolider la présence de tous les artistes sans distinction aucune sauf la qualité de leurs œuvres. Artistes confirmés, émergents ou diplômés des écoles de Beaux-Arts, issus de différentes disciplines participent à cet événement majeur.
Parmi les participants à l’exposition de la galerie Yahia, que nous avons visitée, on retrouve : Amina Bettaieb, Olfa Ben Ghozzi, Hamda Dniden, Fateh Ben Ameur, Najoua Abdelmaksoud, Nizar Megdiche, Rania Kolsi, Mohamed Hédi Landolsi, Nabila Mhissen, Intissar Zribi, Houssem Ghorbel, Salah Ben Amor et d’autres… Les œuvres exposées offrent une multitude de médiums et de techniques mixtes pour ce qui concerne la peinture, le noir et blanc pour la photographie et le marbre blanc et le bois pour ce qui est des sculptures.
Personnages humains notamment des femmes, des animaux : poissons, oiseaux, coquillages, fleurs déconstruits pour laisser apparaître les couleurs chatoyantes et les touches opulentes.
Ici, une mère enlaçant sa fille, là deux sœurs ou copines étendues sur l’herbe, une autre représentant une danse aux couleurs rouges flamboyant.
Dans une autre œuvre, un groupe de femmes aux tronches picassiennes dévisagent les visiteurs. La photographie reste peu représentée à la galerie Yahia, mais sa présence est essentielle.
Des paysages presque abstraits en noir et blanc où la lumière s’exhibe avec audace dominant l’obscurité.
Un contraste entre les deux pour refaire le monde à travers l’objectif de l’artiste qui scrute un paysage fantasmé.
De son côté, la sculpture tente de s’imposer grâce à deux œuvres en marbre blanc, dont l’une représente les « Berbachas » (les gens nécessiteux qui ramassent les bouteilles d’eau vides) et l’autre une espèce d’animal indéfini.
Le bois, matière noble, est l’objet d’une œuvre filiforme évoque un couple entrelacé. Les expositions du Mois national du patrimoine sont une large vitrine des arts plastiques en Tunisie proposant une mosaïque des orientations actuelles et un indicateur de la création contemporaine ainsi que le rôle que jouent les artistes dans le pays.





