La Tunisie compte 12 passages frontaliers terrestres, dont 10 avec l’Algérie et 2 avec la Libye, et connaît une augmentation spectaculaire du trafic, a indiqué jeudi Jamel Zrig, directeur général de l’Office des passages frontaliers. Le nombre de voyageurs est passé d’environ 8,9 millions en 2017 à près de 16,3 millions en 2025, soit une hausse de près de 100 %.
Pour répondre à cette croissance, l’État tunisien a lancé des programmes majeurs de modernisation afin de transformer les passages en centres de services intégrés, comprenant commerces, cafés, restaurants, agences de voyage, services de change et d’assurance, tout en facilitant la circulation des voyageurs.
Parmi les projets phares : la modernisation et l’extension du passage de Melloula (50 millions de dinars, fin prévue fin 2026), la rénovation du passage de Bouchebka à vocation commerciale (95 millions de dinars, début 2028) et celle du passage de Ras Jedir, principal passage commercial à la frontière tuniso-libyenne, surnommé “la porte de l’Afrique” (170 millions de dinars).
L’Office prévoit en outre la mise en place de centrales solaires pour couvrir la consommation électrique des passages (8 MW), dans le cadre d’une transition vers les énergies renouvelables et d’une meilleure efficacité énergétique.
Depuis 2019, une expérience pilote de marché duty-free a été lancée au passage de Melloula et sera étendue à d’autres passages à partir de 2026 via des appels d’offres. Ces initiatives visent à améliorer la qualité des services, à stimuler l’activité économique et commerciale et à renforcer le rôle des passages frontaliers comme plateformes logistiques intégrées.



