À l’occasion du 70e anniversaire des relations économiques entre la Tunisie et l’Allemagne, l’ambassade d’Allemagne à Tunis a publié une série de données chiffrées illustrant l’ampleur des liens commerciaux et d’investissement entre les deux pays.
L’Allemagne se positionne comme le deuxième investisseur étranger en Tunisie, avec quelque 300 entreprises implantées sur le territoire tunisien, près de 100 000 emplois créés et un volume d’échanges bilatéraux avoisinant les 5 milliards d’euros par an.
Ces chiffres ont été diffusés par la représentation diplomatique allemande pour célébrer sept décennies de partenariat entre Tunis et Berlin.
Selon les données publiées par l’ambassade, l’Allemagne occupe la deuxième place parmi les investisseurs étrangers en Tunisie. Quelque 300 entreprises allemandes exercent une activité sur le sol tunisien et ont contribué à la création d’environ 100 000 postes d’emploi, dans des secteurs aussi variés que l’industrie manufacturière, l’automobile ou les énergies renouvelables. Sur le plan des échanges commerciaux, le volume bilatéral annuel est évalué à environ 5 milliards d’euros.
Par ailleurs, l’ambassade indique que les investissements directs allemands en Tunisie ont atteint 100 milliards d’euros en 2024, un chiffre présenté tel quel par la source diplomatique sans précision méthodologique complémentaire.
Ces données s’inscrivent dans un contexte de confiance relative du côté des opérateurs allemands. Une étude de la Chambre tuniso-allemande de l’Industrie et du Commerce (AHK Tunisie) révèle en effet que 73 % des entreprises allemandes présentes en Tunisie prévoient de maintenir ou d’augmenter leurs investissements en 2025-2026, que 84 % anticipent une croissance de leur activité et que 69 % tablent sur une stabilisation ou une amélioration de la conjoncture nationale en 2026, contre 80 % en 2024.
Les atouts traditionnellement mis en avant restent la proximité géographique avec l’Europe, la compétitivité de la main-d’œuvre et les coûts de production.
Ce tableau globalement positif est toutefois assombri par une dégradation marquée du climat administratif.
La part des entreprises allemandes signalant des difficultés bureaucratiques, douanières ou liées à la Banque centrale est passée de 45 % en 2024 à 75 % aujourd’hui, faisant des obstacles réglementaires, notamment le code des changes, le principal point de blocage identifié par les investisseurs.



