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Société

Le Salon de la création artisanale s’ouvre, aujourd’hui, au Kram : Une nouvelle édition, de nouveaux enjeux !

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  • 27 mars 19:45
  • 4 min de lecture
Le Salon de la création artisanale s’ouvre, aujourd’hui, au Kram : Une nouvelle édition, de nouveaux enjeux !

C’est, aujourd’hui, que s’ouvre, au parc des expositions du Kram, à Tunis, le fameux Salon national de la création artisanale, dans sa 42e édition, avec plus de 1.000 exposants et des milliers de visiteurs attendus.

Tout se déroule, jusqu’au 5 avril prochain, dans un esprit commercial, professionnel et promotionnel.

La Presse — Cet événement phare de l’année auquel nos artisans, venus de tous les horizons, se donnent rendez-vous, se veut une plaque tournante d’innovation artisanale et de nouveaux articles et produits bien finis aux conceptions et designs recherchés et revisités.

Parfaitement aménagés, les stands et pavillons regorgent ainsi d’éventails de choix alliant authenticité et modernité, avec des ateliers vivants et d’expériences de confection immersives.

Il s’agit d’une quinzaine d’espaces dédiés à faire la promotion d’un secteur dont l’identité appartient à tous les Tunisiens. Soit un secteur aux 24 parfums.

Des espaces et des traces

Et là, création artisanale rime avec pluralité de formes et de sens. L’espace d’inspiration du patrimoine artisanal présente des joyaux de l’habit traditionnel et de mode vestimentaires homme tel que conçus et tissés par des anciens maîtres artisans.

Ce qui fait que l’artisanat est une tradition perpétuée qui se transmet de père en fils. L’espace «Olympiades» est une sorte de concours de «Jebbas brodées», dont les 12 candidats en lice rivalisent avec eux, sur des critères d’esthétique, de la qualité et de professionnalisme.

L’espace de création et celui d’arts et métiers sont tous deux complémentaires, dont chacun met en avant les spécificités de ses produits.

Quant aux nouveaux promoteurs, ils ont, eux aussi, leur espace distingué, regroupant au total 80 artisans venant des quatre coins de la Tunisie dont la majorité sont des jeunes diplômés de supérieur et de la formation professionnelle, venant exposer leurs derniers produits.

Par la même occasion, on gratifie les artisans porteurs de handicap d’un espace gratuit, en guise de soutien à leur intégration sociale et économique.

De même, les potières de Sejnane brillent toujours par leur participation fortement appréciée, de par leurs produits singuliers qui en font aujourd’hui l’emblème de la région.

Par ailleurs, le salon revêt également une dimension internationale, où on voit la participation de 16 artisans venus d’Algérie, d’Arabie saoudite et d’Egypte. Cette participation extra muros est de nature à renforcer les relations de partenariat et de conclure de nouveaux marchés.

42 éditions, ça se fête, mais..

Outre le grand pavillon commercial, qui comprend environ 800 exposants dans diverse activités artisanales, le salon compte également d’autres espaces dédiés aux structures d’appui et services destinés aux artisans, au forum digital spécialisé dans l’économie culturelle numérique, aux sociétés communautaires, ainsi qu’au projet «Créative Tunisie», mis en œuvre par l’Onudi en collaboration avec l’Office national de l’artisanat.

Cela dit, l’artisanat tunisien est l’art de relier le présent à son passé, au moyen d’un patrimoine ancestral matériel et immatériel haut en couleur. C’est aussi un métier nostalgique que l’on exerce avec passion et doigté.

D’édition en édition, l’artisanat tunisien s’évertue à se poser en fleuron à fort potentiel économique, générateur d’environ 300 mille emplois. Les petits artisans n’ont pas toujours le vent en poupe, dont la situation professionnelle bute souvent sur des difficultés d’ordre structurel et financier.

Et bien que s’activant à se faire valoir, à bien des égards, ce secteur n’arrive pas, semble-t-il, à maturité pour pouvoir réaliser, entièrement, son autonomie socioéconomique.

42 ans déjà, ça se fête, certes! Car un tel secteur, intimement lié à des activités essentiellement manuelles, a pu survivre aux aléas de toutes les conjonctures, au point qu’il rivalise, en ces temps modernes, d’idées plein la tête et des projets novateurs générateurs de revenus et postes d’emploi.

Mais cela ne suffit pas, en l’absence de suivi, d’encadrement et de formation continue, sans lesquels le secteur risque de se perdre dans les dédales du passéisme stérile et contreproductif.

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Auteur

Kamel FERCHICHI

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