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États-Unis : mobilisation massive du mouvement « No Kings » contre Donald Trump

  • 28 mars 15:24
  • 3 min de lecture
États-Unis : mobilisation massive du mouvement « No Kings » contre Donald Trump

Des milliers de localités à travers les États-Unis s’apprêtent à accueillir, ce samedi, une vague de manifestations dans le cadre d’une nouvelle mobilisation du mouvement « No Kings », opposé aux politiques du président américain Donald Trump et de son administration.

Plus de 3 200 événements sont annoncés dans les 50 États, dans ce qui pourrait constituer la plus grande journée de protestation pacifique jamais organisée dans le pays.

Les principales mobilisations sont prévues dans de grandes villes comme New York, Los Angeles et Washington, ainsi que dans les « Twin Cities » au Minnesota. Toutefois, selon les organisateurs, près des deux tiers des participants devraient provenir de zones situées en dehors des grands centres urbains, marquant une hausse d’environ 40 % de la mobilisation dans les régions de plus petite taille par rapport à la première action du mouvement en juin dernier.

Deux précédentes mobilisations du mouvement « No Kings » avaient déjà rassemblé plusieurs millions de personnes. Lancé en 2025 par l’organisation Indivisible, le mouvement a connu une montée en puissance rapide.

Sa fondatrice, Lia Greenberg, souligne que « la particularité de la mobilisation d’aujourd’hui réside autant dans l’ampleur de la participation que dans la diversité géographique des rassemblements ».

À l’approche des élections de mi-mandat, les organisateurs font état d’une progression notable du nombre d’initiatives et d’inscriptions, y compris dans des États traditionnellement acquis au Parti républicain, tels que Idaho, Wyoming, Montana et Utah.

Les zones suburbaines, souvent déterminantes dans les résultats électoraux, connaissent également un regain d’intérêt, notamment en Pennsylvanie, en Géorgie et en Arizona.

« Les électeurs qui influencent les résultats des élections descendent aujourd’hui dans la rue, et ils sont extrêmement en colère », affirme Lia Greenberg, évoquant une mobilisation croissante dans des territoires clés.

De son côté, la Maison-Blanche a minimisé la portée de ces rassemblements. Sa porte-parole, Abigail Jackson, les a qualifiés de « séances de thérapie contre le trouble Trump », estimant qu’ils ne suscitent l’intérêt que des médias.

Le mouvement « No Kings » a été lancé le 14 juin 2025, coïncidant avec l’anniversaire de Donald Trump, et avait alors attiré entre quatre et six millions de participants dans environ 2 100 sites à travers le pays.

Une deuxième mobilisation organisée en octobre a rassemblé près de sept millions de personnes, selon une analyse du journaliste spécialisé en données J. Elliott Morris.

Les manifestations d’octobre s’étaient concentrées sur la contestation de la fermeture du gouvernement, des politiques migratoires fédérales et du déploiement de la Garde nationale dans plusieurs grandes villes américaines.

La mobilisation de ce samedi intervient enfin dans un contexte international tendu. Les organisateurs évoquent un appel à l’action contre les frappes menées par les États-Unis et l’entité sioniste contre l’Iran, élargissant ainsi le spectre des revendications portées par le mouvement.

Auteur

R. I

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