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Économie tunisienne : La voie d’une meilleure mobilité financière et commerciale

  • 29 mars 18:30
  • 4 min de lecture
Économie tunisienne : La voie d’une meilleure mobilité financière et commerciale

L’économie tunisienne est en mesure de résister à une escalade de la tension au Moyen-Orient pour peu qu’elle opte pour les bonnes démarches.

On pense surtout à l’accélération de la digitalisation au double niveau financier et commercial et, notamment, la réinvention de son environnement des affaires.

La Presse — Depuis toujours, la Tunisie et, particulièrement, son environnement des affaires sont suivis avec intérêt. Les observateurs parlaient souvent d’un pays à potentiel important. Certains lui ont même prédit le statut de carrefour économique stratégique entre l’Europe, l’Afrique et le monde arabe. Une prédiction tout à fait légitime en raison d’une proximité géographique favorable et un capital humain que tout le monde estime qualifié.

Malheureusement, malgré quelques éclats, ici et là, ce statut n’a pas été atteint. N’oublions pas que depuis le soulèvement du peuple tunisien, notre pays a beaucoup peiné à relancer convenablement son économie en raison d’une corruption systémique, de conflits d’intérêts quelque peu généralisés, et autres pratiques pénalisantes qui ont fini par sanctionner la transition.

Des pratiques qui ont, au concret, et comme le retiennent certaines analyses, «affaibli les principales institutions, freiné les investissements et déstabilisé les programmes de relance économique».

Heureusement que les multiples et importants programmes de lutte contre la corruption décidés par le Président de la République ont permis d’assainir, dans une large proportion, notre environnement des affaires, tout comme notre administration.

Toutefois, malgré ce lifting, notre pays n’est toujours pas en mesure de prétendre à une position régionale privilégiée tant que le chemin à parcourir est encore long.

Il est important de rappeler que la Tunisie, privilégiant la progression à la précipitation, a pris le temps nécessaire pour planifier et projeter. Aujourd’hui, elle est en plein chantier de redressement socioéconomique, et tout laisse à croire qu’elle est sur la bonne voie, même si la situation reste complexe et les finances serrées, faute d’une conjoncture internationale peu confortable.

Toutefois, les derniers rebondissements de la situation sécuritaire au Moyen-Orient pourraient, comme le prédisent les observateurs Inverser la tendance et replacer notre pays comme un futur hypercentre économique et financier interrégional.

Cela est d’autant plus vrai que le nouvel agenda géopolitique ne tardera certainement pas à imposer une reconfiguration profonde aussi bien au niveau des échanges commerciaux que des différentes transactions économiques et financières.

D’ailleurs, ces derniers temps, on commence à parler beaucoup trop de délocalisation entrepreneuriale, de réorientation financière et de replacement économique. Des opérations stratégiques qui anticipent une dégradation de la situation sécuritaire que tout le monde estime inévitable.

Repenser l’attractivité

Face à un tel scénario, la Tunisie pourrait être un prétendant sérieux pour absorber une bonne partie de ce «remue-ménage», pour peu qu’elle opte pour les bonnes démarches.

Une mission difficile, surtout que le terrain ne serait pas engagé et que le niveau de concurrence serait très élevé. Et  tout le monde va chercher, chacun à sa manière, à tirer profit de ce nouvel agenda.

Tout dépendra donc de la capacité de notre pays à élargir sa résistance, à réinventer son environnement des affaires, en accélérant notamment la digitalisation administrative et économique  et à élever, par conséquent, le niveau national d’attractivité, à travers surtout l’élargissement des incitations, la réduction des risques et la sécurisation des investissements. 

Et la Tunisie dispose déjà de certains atouts de taille qui pourraient l’aider dans cette nouvelle quête. On pense, entre autres à sa proximité géographique qui pourrait servir, rappellent souvent les observateurs, de «pont irréversible pour une meilleure mobilité financière et économique».

Auteur

Anis SOUADI

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