Que dire de cette finale des 500 yards ? Tout simplement que lorsqu’on possède le duo Hafnaoui-Jaouadi, on finit par devenir superstitieux. Que Dieu les protège du mauvais œil !
La Presse — Une finale extraordinaire, bien orchestrée par les deux larrons qui ont imposé leur rythme pour éviter de se laisser surprendre par Maurer, qui a tout fait pour ne pas se laisser distancer.
Mais les qualités intrinsèques finissent toujours par s’imposer et permettre à leur détenteur de donner ce dernier coup de rein magique qui fait la différence.
Et c’est ce qui s’est passé dans les derniers mètres qui a vu, au prix d’un retour magistral, Ahmed Hafnaoui enlever l’épreuve d’un souffle.
Ce fut une lutte acharnée jusqu’aux derniers mètres entre les deux champions du monde : l’or pour Hafnaoui et l’argent pour Jaouadi.
Peu importe l’ordre d’arrivée, l’essentiel est bien là et a mérité de tourner en boucle sur les écrans TV de toutes les télévisions à travers le monde.
Dans l’une des courses les plus disputées et les plus rapides de ces Championnats de natation Ncaa Division I, le nageur Ahmed Hafnaoui, champion olympique et du monde, a affirmé son retour en condition, en décrochant la médaille d’or du 500 mètres nage libre avec un nouveau record personnel de 4’06”56.
Jaouadi bat aussi son propre
La compétition s’est jouée jusqu’au bout, face à son compatriote Ahmed Jaouadi, également champion du monde, qui a remporté la médaille d’argent avec un nouveau record personnel de 4’06”90.
Et nous sommes contents, heureux, comblés par cette victoire. Parce que ce jeune a traversé une période de doute qui a failli l’emporter et mettre un terme à un rêve.
Le grand rêve d’un champion du monde qui a failli disparaître entre les couloirs d’une administration qui dormait du sommeil du juste, laissant libre cours à toutes les tentations.
Et c’est pour cela que ce retour, qui renforce la position de la natation tunisienne, nous interpelle davantage.
Ces champions que le monde entier nous envie que vont-ils devenir ?
Une fois les derniers superlatifs énoncés, nous reviendrons à cette inquiétude face aux menaces qui pointent à l’horizon.
Avec les habituelles excuses qui accusent davantage les coupables de ces insuffisances, qui les enfoncent encore plus, sans rémission dans leur incompétence.
Parce que quoi qu’on fasse pour soutenir ce duo en or, ce sera insuffisant.
Maintenant qu’il y a une fédération bien en place, c’est vers elle que se tournent les regards.
Que l’un de ses membres aille camper dans les couloirs du MJS, pour rappeler que les podiums olympiques et mondiaux n’offrent aucun cadeau à ceux et celles qui prétendent vouloir les grimper. Seul le travail paie.
Et sans cette quiétude qui fait partie du manuel de tous ces jeunes prétendants, qui font tout pour hisser bien haut les couleurs nationales, il n’y aura jamais de résultats.



