Une stratégie pour remettre à flot le secteur du phosphate
LE secteur économique en général et les entreprises publiques actives en la matière bénéficient d’un intérêt majeur de la part des autorités concernées ainsi que du plus haut du sommet de l’Etat, afin de contribuer concrètement et positivement à la dynamique socioéconomique du pays.
On cite, à ce propos, le rôle des phosphates et de la Compagnie des phosphates de Gafsa dans le sens où l’apport de ce minerais et dérivés à l’économie nationale est de la plus haute importance. C’est ainsi qu’une stratégie a été mise en œuvre pour aboutir à une réforme du secteur.
En effet, ladite stratégie est destinée à faciliter une intégration optimale de la chaîne dans sa globalité, à savoir l’extraction, le transport et la transformation, l’objectif final étant de garantir une meilleure efficacité de l’exploitation des diverses ressources.
Dans ce cadre, les commissions mises en place et créées par décision d’un Conseil ministériel ont vite fait de démarrer leurs travaux impliquant un certain nombre de compétences et d’expertises spécialisées afin de développer le système industriel du phosphate.
Or, en dépit de tous ces efforts et autres mesures, le taux d’activité global du Groupe chimique tunisien (GCT) reste, dans l’état actuel des choses, inférieur à 40 %, sans oublier les multiples disparités entre les diverses unités industrielles durant l’année 2025.
Il ne faut pas perdre de vue que le volet du financement constitue un élément déterminant pour le développement du secteur, alors que l’aspect du renforcement de la coopération et du partenariat avec plusieurs institutions étrangères demeure capital dans le cadre de l’appui aux capacités de production et de la consolidation des échanges d’expériences.
C’est dire que, malgré la persistance des contraintes logistiques, la filière des phosphates déploie des efforts en vue de restaurer sa compétitivité grâce à un vaste programme de modernisation ferroviaire qui représente un défi pour fructifier, au maximum, les flux miniers.
Ce qui explique l’approbation récente par la Commission des finances et du budget à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) d’un accord de prêt de 16 millions de dinars koweïtiens (environ 150 millions de dinars tunisiens) octroyé par le Fonds arabe pour le développement économique et social (Fades) dans le but de moderniser les infrastructures ferroviaires réservées au transport du phosphate.
Les différentes parties intervenantes font ainsi tout pour perfectionner l’activité du secteur en trouvant, notamment, des solutions efficaces concernant les défis financiers et les délais en matière de production, d’exploitation et d’exportation.



