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Amélioration des conditions de transport : La Transtu est-elle en train de se métamorphoser ?

  • 30 mars 18:30
  • 4 min de lecture
Amélioration des conditions de transport : La Transtu est-elle en train de se métamorphoser ?

Le 6 février dernier, on avait annoncé comme imminente la reprise des dessertes sur la ligne Tgm. Ce retour s’est concrétisé, effectivement, le 21 février.

Soit deux semaines après. Certes, la joie des banlieusards n’est pas totale; mais c’est mieux que rien.

La Presse —Actuellement, cette ligne mythique qui relie les zones de Tunis La Goulette, La Marsa utilise une seule voie entre la station du Bac et Tunis-Marine en raison de travaux au niveau du Pont Chikli.

La fréquence des dessertes est, pour le moment, de 45 minutes. Tous ces travaux de rénovation de la voie et sur les autres ponts (Kheireddine, Carthage, Amilcar) entrent dans le cadre de la préparation de l’infrastructure à l’arrivée de 15 à 18 rames d’ici à la fin de 2027. 

Remise à niveau de la ligne 

Sur ce point, les responsables eux-mêmes ne sont pas en mesure de donner une date précise. Tout au plus, avancent-ils des échéances approximatives. D’ailleurs, si on s’en tient à l’achèvement des travaux de réaménagement de l’infrastructure sur l’axe en question, on remarque des retards assez importants sur le calendrier. Le mois de septembre 2025 était une date officielle pour l’achèvement des différents chantiers.

Qu’à cela ne tienne. 

Pour l’heure, le plus important reste la poursuite des opérations de remise à niveau de cette ligne pour qu’elle soit totalement opérationnelle le plus vite possible. 

Dans le même contexte, les utilisateurs de la ligne TGM estiment à leur juste valeur les efforts de la Transtu en vue d’améliorer les conditions de transport à bord du train et sa détermination affichée de faire valoir ses droits concernant le paiement des tickets et la lutte contre la fraude (aussi bien à bord des bus que des métros. C’est le moyen le plus efficace pour moderniser ses services et rentrer, autant que faire se peut, dans ses frais.

Cette volonté est à mettre en relief d’autant qu’elle se conjugue avec d’autres efforts au niveau de la propreté et de l’environnement. 

Campagnes de propreté 

On a, justement, noté des actions très importantes allant dans ce sens. Une bonne coordination entre les autorités locales et les bénévoles a contribué à apporter plus de salubrité tout le long de la ligne.

On cite, par exemple, la grande campagne de propreté engagée le 15 novembre 2025 qui a consisté à enlever des quantités énormes de déchets accumulées depuis longtemps. Les auteurs de ces spectacles désolants que les voyageurs sont obligés de voir quotidiennement ne sont autres que les riverains. Et, en particulier, les cafés et les restaurants du coin. A savoir la zone de Salammbô.

Une autre opération du même genre s’est déroulée le 13 décembre 2025 en collaboration avec les autorités locales de Carthage et de Sidi Bou Said.

Il s’agissait de procéder au nettoyage de l’emprise du train (désherbage, élagage des arbres et arbustes qui longent la voie).

L’action la plus récente remonte au 6 février 2026. Elle a eu lieu au niveau de la station du métro “Rommana”. Les autorités locales d’El Omrane ainsi que celles de Tunis ont pris part à cette campagne de propreté.

On ne peut pas omettre le travail impeccable entrepris sur les deux côtés du pont Kheireddine. Comme on  le sait, ce pont a été entièrement rénové. Entre la station Kheireddine et la station Goulette-Casino, l’emprise offre un nouveau visage. Herbes, arbustes et déchets ont disparu laissant place à un parterre en béton bien propre. Espérons qu’il ne subira pas les agressions des riverains.

Il n’en reste pas moins que d’autres efforts sont exigés dans d’autres endroits où l’incivisme prévaut, malheureusement.

C’est le cas, à titre d’exemple, au niveau de la ligne du métro 6. Une plante grimpante située entre la station des Martyrs et celle de Mourouj 3 déborde sur la voie. A chaque passage les branches éraflent le métro. La moindre inattention peut coûter cher à ceux qui se penchent dehors ou qui bloquent la fermeture des portes. Mais là, c’est à leurs risques et périls.

Ce qui nous intéresse, c’est que la peinture des rames ne soit pas altérée à force d’être écorchée à longueur d’année. Signalons, pour finir, que la Transtu aurait intérêt à récupérer un pan qui se serait détaché du flanc du métro. Mesurant plus d’un mètre de longueur et environ un demi mètre de largeur, il se trouve à la station Mourouj 3.

Auteur

Amor CHRAIET

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