Handball – lueur d’espoir chez les hommes en noir : Les arbitres tunisiens sur orbite
Excellent test pour Ben Dahou et Zaghlami.
La Presse — « Nul n’est prophète en son pays », dit-on. Alors que les critiques, parfois des plus acerbes, sont adressées à nos arbitres avec l’exigence de faire désigner des étrangers pour diriger des sommets, il y a quand même des lueurs d’espoir qui viennent illuminer ce monde des hommes en noir. L’équipe d’arbitrage tunisienne, composée des jeunes Rachdi Zaghlami et Makram Ben Dahou, s’est rendue en France à l’invitation de la Fédération internationale de handball (IHF) et de la Fédération française de handball (FHF) pour arbitrer des matchs du Tournoi Junior Tiby et de la Ligue de France Étoiles.
Le duo a arbitré la demi-finale Danemark-Roumanie et la finale Danemark-France. Excusez du peu. Ben Dahou et Zaghlami devaient également arbitrer un match de Ligue de France Étoiles. Ils ont fait forte impression auprès des superviseurs d’arbitrage de la Fédération française et de l’IHF. Cette expérience unique contribuera sans aucun doute à renforcer l’expertise de ce duo, candidats à l’arbitrage de matchs importants en Tunisie et pressentis pour participer au championnat du monde en Allemagne.
Le sans-faute de Wajdan Kashida et de Heba Abdelkader
Ben Dahou et Zaghlami ont donc tout pour représenter l’arbitrage tunisien sur la scène locale, continentale et surtout internationale. Cette réussite est le fruit tout d’abord d’une application qui s’adosse à une bonne formation de base et,bien entendu, une volonté de progresser, d’apprendre et d’évoluer. Rien qu’à voir les toutes dernières apparitions dans des compétitions internationales de haut niveau donne une idée des capacités de ce duo pour lequel l’avenir s’annonce radieux.
Si nous rappelons la performance remarquable réussie, lors du Championnat méditerranéen junior féminin de handball au Kosovo, des arbitres tunisiennes Wajdan Kashida et Heba Abdelkader qui ont été désignées par le comité d’arbitrage de la Confédération méditerranéenne de handball pour officier lors de la finale opposant l’Espagne à la Croatie, le samedi 14 février 2026, tout sera dit. Elles ont officié avec une grande compétence.
C’est la deuxième année consécutive que des arbitres tunisiennes sont sélectionnées pour la finale du championnat méditerranéen, après Cherif et Abed l’année dernière au Monténégro. Il n’en demeure pas moins que l’arbitrage demeure une tâche, une mission, compliquée et qui a surtout besoin d’un minimum de confiance et absolument pas de préjugés de la part de ceux qui sont aussi bien sur le terrain que ceux qui sont sur les gradins ou tout simplement devant leurs postes TV.
On a toujours dit aux jeunes qui espèrent endosser cette responsabilité que le « meilleur arbitre est celui qui se trompe le moins ». Un arbitre, c’est un être humain comme les autres, mais qui, en plus de cette spécificité, est scruté par des milliers et des milliers d’yeux qui le suivent partout, voient tout, commentent tout et, bien sûr, se laissent aller de leurs « connaissances » personnelles et, pour le cas échéant, à tort ou à raison, remettent tout en question.
Ces jeunes ne doivent pas décevoir. Les responsables fédéraux et même les clubs se doivent de les aider à progresser. Ils doivent être performants au niveau requis, assumer leurs responsabilités, contribuer au succès de la saison locale et éviter autant que possible de commettre des erreurs. C’est bien beau de parler de progrès du handball national. Ce progrès ne saurait être réalisable, atteint qu’avec des arbitres de qualité. Qu’on se le dise.



