La Tunisie perd, durant l’été, près d’un million de mètres cubes d’eau par jour en raison de l’évaporation, un volume équivalant à la consommation cumulée du Grand Tunis, de Nabeul, du Sahel et de Sfax. Face à ce phénomène aggravé par le changement climatique et la hausse des températures, le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche œuvre actuellement à en réduire l’impact.
C’est ce qu’a indiqué Hammadi Habib, secrétaire d’État chargé des eaux, lundi 30 mars, en marge de la signature de 14 contrats-programmes de recherche conclus entre le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et plusieurs instituts et centres spécialisés. Il a souligné que ces initiatives visent notamment à développer des solutions scientifiques et technologiques pour limiter les pertes d’eau au niveau des barrages.
Le responsable a précisé qu’un programme conjoint a été mis en place entre les deux ministères pour traiter la problématique de l’évaporation. Parallèlement, d’autres projets sont en cours d’exécution, notamment pour assurer un suivi plus précis des nappes phréatiques grâce aux technologies modernes.
Sur un autre plan, Hammadi Habib a assuré que la situation hydrique du pays est meilleure que celle de l’année précédente. Le taux de remplissage des barrages a atteint 58 % à la date du 30 mars, un niveau jugé « rassurant » par les autorités, malgré les défis persistants liés au stress hydrique.



