La situation de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) suscite de vives inquiétudes. Rim Hilal, représentante de la Fédération générale des mines relevant de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), a alerté ce mardi sur la gravité de la crise que traverse l’entreprise.
Une action de protestation a été organisée dans la matinée par les agents, en réaction au non-paiement des salaires dans les délais. Selon Hilal, cette situation reflète les difficultés financières aiguës auxquelles fait face la société.
Intervenant sur les ondes d’Express Fm, la responsable syndicale a souligné l’absence d’une stratégie claire et d’une vision de restructuration capable de redresser l’entreprise.
Elle a indiqué que le recours à l’endettement est désormais principalement destiné à couvrir les charges salariales, au détriment des investissements nécessaires à la modernisation et à la relance de l’activité.
Qualifiant la situation de « grave et prévisible », Rim Hilal a pointé du doigt un déficit de gouvernance et une absence de vision stratégique depuis près de deux ans, ayant contribué à l’aggravation de la crise.
Elle a également mis en garde contre les conséquences sociales d’une telle impasse, appelant à une intervention urgente des autorités, notamment de la présidence de la République et du gouvernement, en vue de l’élaboration d’un plan de sauvetage national pour préserver ce secteur stratégique.
Par ailleurs, Hilal a évoqué une dégradation des conditions de travail, notamment en matière de sécurité professionnelle, tout en affirmant que la partie syndicale continue de veiller à la continuité de l’activité malgré les contraintes.



