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Nabil Saïed : « La Tunisie est capable de fabriquer ses propres médicaments »

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  • 2 avril 14:55
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Nabil Saïed : « La Tunisie est capable de fabriquer ses propres médicaments »

Invité ce jeudi 2 avril 2026 du plateau de la Radio Nationale, Nabil Saïed, président d’honneur de l’Association tunisienne des médicaments génériques, membre de la Chambre nationale des fabricants de médicaments et ancien président de l’Ordre des pharmaciens, a affirmé que de nombreux médicaments actuellement en rupture de stock ou en pénurie pourraient être fabriqués localement en Tunisie.

Une déclaration qui sonne telle une aubaine par ces temps où moult médicaments provenant d’autres cieux manquent. A ce titre l’intervenant s’est montré rassurant tant il a souligné l’existence d’une volonté politique pour développer l’industrie pharmaceutique nationale et encourager la production tunisienne.

L’invité de l’émission « Yahdeth fi Tounes » a, par ailleurs indiqué que la guerre au Moyen-Orient a hélas impacté les prix. Il a toutefois précisé que les précautions nécessaires ont été prises pour éviter les pénuries tout en insistant sur l’importance de se préparer aux étapes futures.

Dans ce contexte, M. Saïed et tout en indiquant que la Tunisie dispose aujourd’hui de nombreux laboratoires, usines et centres de recherche, a appelé à encourager la création d’usines de médicaments biosimilaires, affirmant que l’avenir repose sur l’industrie biotechnologique.

Pénurie et manque de matière première

L’invité a, en outre, révélé que le système pharmaceutique tunisien est l’un des meilleurs, étant rigoureusement réglementé. Il a cependant attribué la pénurie de certains médicaments dans notre pays principalement à l’absence de matières premières que nous importons.

L’intervenant a, dans ce sens, jugé « anormale » la disparition de certains médicaments vitaux citant le cas du traitement de la thyroïde dont les quantités importées par la Pharmacie Centrale, ont déjà été épuisées. Il a expliqué que ce médicament est vendu en Tunisie à un prix très bas par rapport aux autres pays grâce à l’intervention de l’État qui prend en charge une partie de son coût.

Autonomie

Le spécialiste a proposé de permettre à la Société tunisienne des industries pharmaceutiques (SIPHAT) de fabriquer ce traitement de la thyroïde. Et ce après un accord pour que la Pharmacie Centrale l’achète à son prix réel et que l’État continue ensuite à le subventionner. Et ce, note-t-il, pour qu’il parvienne au citoyen à son prix habituel, sans augmentation.

L’intervenant a ajouté que cette proposition pourrait insuffler une nouvelle dynamique de relance à la société, tout en garantissant la disponibilité du médicament pour les Tunisiens.

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Auteur

Abir Chemli

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