Qui dit agriculture, dit nécessité des eaux
LE secteur agricole bénéficie, logiquement, d’un intérêt majeur et accru de la part des autorités concernées dans la mesure où l’agriculture constitue un volet essentiel de la dynamique économique en Tunisie grâce à des encouragements continus en faveur de tous les agriculteurs, sans exception et plus particulièrement au profit des petits cultivateurs.
C’est donc dans ce sens que le Chef de l’Etat a donné ses instructions, en recevant mardi le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydriques et de la Pêche, afin de poursuivre le soutien aux petits agriculteurs, surtout que l’on prévoit une récolte exceptionnelle des divers produits grâce aux pluies bénéfiques suite à une sécheresse qui a trop duré.
L’accent a été mis, également, sur la sauvegarde des ressources hydriques en procédant à un entretien systématique des barrages et à la création optimale de lacs collinaires afin de parvenir à une situation d’irrigation positive, condition sine qua non pour obtenir les meilleurs résultats concernant la récolte des différents produits.
Il faut dire que les ressources en eau pâtissent énormément de certains facteurs, dont notamment la sécheresse, la surexploitation des nappes phréatiques ainsi que le faible niveau des barrages, sans oublier l’exigence d’accorder une sollicitude particulière aux volets du dessalement d’eau de mer et de la réutilisation des eaux usées qui représentent des éléments cruciaux pour l’avenir.
En effet, la Tunisie souffre d’une certaine pénurie à caractère structurel, d’où l’importance de valoriser les eaux des nappes phréatiques et profondes qui sont, pourtant, non renouvelables, sachant que l’agriculture consomme pas moins de 80% de l’eau disponible, alors que le manque de ressources en eau est la cause des baisses, parfois dramatiques, de production, notamment les céréales.
En résumé, les responsables sont appelés à trouver les solutions adéquates aux difficultés qui se posent et qui sont dues au changement climatique, à la récurrence des périodes de sécheresse, à la surexploitation des nappes phréatiques et à la salinité élevée des eaux souterraines dans plusieurs régions.
On enregistre, par ailleurs, l’appel pour la coordination entre les structures en vue d’accélérer le traitement des difficultés et de garantir une circulation fluide de l’information dans la mesure où la fiabilité des données et des indicateurs constitue un puissant levier quant à la planification efficace et aux interventions pertinentes pour renforcer les principes de la transparence.
En un mot, il est indéniable que le secteur agricole, dans toutes ses composantes, constitue une partie intégrante de la sécurité nationale, dans la mesure où il contribue d’une manière indiscutable à la garantie de la sécurité alimentaire.



