Le député de la circonscription de Bousalem-Balta Bououane (gouvernorat de Jendouba), Salah Ferchichi, a affirmé que les prévisions annoncent une bonne saison céréalière grâce aux récentes pluies dans le Nord-Ouest. Il a toutefois alerté sur l’urgence de traiter les champs de pommes de terre contre le mildiou dès l’arrêt des précipitations, soulignant la difficulté d’importer ce produit en raison de la crise internationale et de la hausse des coûts de fret.
Lors de son intervention sur Jawhara FM, le député a abordé plusieurs points critiques, soulignant que la hausse des coûts de production pèse lourdement sur les prix, mais il a pointé du doigt deux autres coupables : le monopole et les intermédiaires. Selon lui, les marges bénéficiaires injustifiées de ces derniers nuisent tant à l’agriculteur qu’au consommateur. Pour y remédier, il préconise l’adoption stricte du système de facturation.
Ferchichi a dénoncé le circuit non contrôlé des intermédiaires qui vendent directement leurs produits dans les rues sur des charrettes. Ses propos sont sans appel :
« 99 % des instruments de pesage (balances) utilisés par ces vendeurs sont truqués. Non seulement ils augmentent les prix, mais ils volent également sur le poids. »
Soutien à la production nationale
Le député a appelé l’État à soutenir l’agriculteur et le produit local plutôt que de se précipiter vers l’importation à chaque crise. Il demande également un renforcement des contrôles sur les intermédiaires contrevenants.
En revanche, concernant l’Aïd el-Adha, il a jugé nécessaire d’importer des moutons de sacrifice. Il explique cette position par un déficit structurel estimé à 50 % des besoins des Tunisiens, conséquence de l’effondrement de la filière et de l’abattage excessif des brebis dans les abattoirs.



